Conseil de l’UE : Lisbonne souhaite rester dans l’histoire pour avoir rééquilibré les relations avec l’Asie

La présidence portugaise du Conseil de l’UE « a essayé d’élargir les perspectives européennes en se concentrant non seulement sur ses partenaires atlantiques traditionnels, mais également sur d’autres zones stratégiques », a indiqué M. Santos Silva lors de la séance de clôture de la cinquième conférence « Europe as a global actor ». [EPA-EFE/ANTONIO PEDRO SANTOS]

Le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a déclaré que la présidence portugaise de l’UE souhaitait rester dans l’histoire comme celle qui a « rééquilibré les relations avec l’Asie ».

La présidence portugaise du Conseil de l’UE « a essayé d’élargir les perspectives européennes en se concentrant non seulement sur ses partenaires atlantiques traditionnels, mais également sur d’autres zones stratégiques », a indiqué M. Santos Silva lors de la séance de clôture de la cinquième conférence « Europe as a global actor ».

Voilà qui explique pourquoi l’une des priorités de la présidence tournante portugaise – jusqu’au 30 juin – consiste à « rediriger l’attention de l’Europe sur une autre région du monde », a-t-il soutenu lors de l’évènement organisé par le Centre d’études internationales de l’Institut universitaire de Lisbonne (ISCTE) et l’Observatoire des relations internationales.

« Nous ne prêtions pas assez attention à l’Inde, un partenaire essentiel », a-t-il poursuivi, expliquant qu’il s’agissait de la raison pour laquelle le Portugal s’était focalisé sur la région indopacifique – une région qui nécessite des relations renforcées avec l’UE, selon lui.

À l’occasion de l’évènement, le ministre a noté trois objectifs pour y parvenir : tout d’abord, l’amorce d’un dialogue plus régulier et solide entre ces deux démocraties puissantes. Ensuite, l’élaboration d’un partenariat sur la connectivité, notamment la mobilité et les infrastructures de transport et les réseaux de communication. Enfin, la reprise des négociations économiques UE-Inde, suspendues depuis 2013.

De plus, il a appuyé que le Brexit avait « donné de nouvelles responsabilités au Portugal, qui présente des liens historiques et contemporains avec l’Inde ».

Le divorce UE-GB a également changé les échanges nord-atlantiques. Les États-Unis d’Amérique n’entretiennent plus de relations bilatérales avec l’UE, mais ils forment un « triangle » avec le Royaume-Uni.

Soulignant que « l’un des résultats majeurs » de la présidence portugaise était l’approbation « à temps » d’un nouvel accord commercial et de coopération avec Londres, le représentant portugais a fait valoir que Bruxelles surveillait de près l’entente nouée et l’évolution de la situation en Irlande du Nord.

« Nous devons [maintenir] des liens solides avec le Royaume-Uni », a-t-il ajouté, reconnaissant que « certains [Européens] ne croyaient toujours pas que le pays était sorti de l’UE ».

La relation entre l’UE avec le sud de l’Atlantique est « plus solide et conventionnelle », elle s’axe sur « les relations commerciales et d’investissements » avec les pays d’Amérique latine.

En outre, « la présidence portugaise prépare actuellement le terrain pour le prochain sommet entre l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) », fondé sur l’élaboration d’un véritable partenariat d’égal à égal entre les deux organisations multilatérales, a-t-il fait savoir.

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