Les USA accusent la désinformation russe de semer la discorde avec l’Europe

US President Donald J. Trump meeting EU leaders [EPA/ROBERT GHEMENT]

Selon l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’UE, l’État russe mène une campagne de désinformation « subtile et insidieuse » pour « affaiblir l’engagement américain en Europe ».

« En semant le doute et la discorde, l’État russe a usé de tactiques malveillantes dans le but de diviser les sociétés européenne et américaine », a déclaré Gordon Sondland le 7 mars à Bruxelles. Malgré quelques accrochages diplomatiques récents entre les États-Unis et l’Europe, l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’Union européenne a toutefois réitéré l’engagement de Washington pour une étroite collaboration avec l’UE dans la lutte contre la désinformation.

« Malgré nos divergences en matière de commerce et sur certaines questions politiques, notre alliance avec l’Union européenne est forte et inébranlable », a-t-il déclaré. L’ambassadeur s’est exprimé dans un contexte marqué par une inquiétude relative à l’intégrité des prochaines élections européennes du mois de mai.

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La semaine dernière, l’agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA), avait publié un article d’opinion appelant à des législations nationales en matière de désinformation en vue de protéger l’intégrité des prochaines élections. Le président de l’ALDE, Guy Verhofstadt, a quant à lui récemment déclaré que « notre démocratie et l’intégrité des prochaines élections [étaient] en jeu. Une régulation est indispensable ».

À l’heure actuelle, le meilleur outil dont l’UE dispose est le code de bonnes pratiques contre la désinformation, signé par Facebook, Google et Twitter. Cet outil d’autorégulation encourage les mesures visant à enrayer la propagation d’infox. La Commission publie chaque mois un rapport analysant le comportement de chaque plateforme par rapport au code pour s’assurer que celles-ci repèrent les faux comptes et fassent en sorte que la publicité politique soit plus transparente.

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Les résultats du rapport publié étaient nettement en dessous des attentes de la Commission. Le commissaire à la sécurité, Julian King, a qualifié les réponses des géants du web de « peu détaillées, opaques et partielles ». Facebook a toutefois déclaré répondre directement aux exigences du code en prévoyant la création d’un département qui devra examiner les publicités politiques et en révèlera plus le mois prochain.

Selon Daniel Fried du groupe de réflexion Atlantic Council, des « règles de transparence » devraient être mise en place afin de pouvoir vérifier l’identité des utilisateurs sur les réseaux sociaux. L’ex diplomate américain a également rappelé la responsabilité sociale et civique des plateformes de réseaux sociaux. « Ce que l’on vend sur internet, c’est vous et moi », et « nos profils détaillés sont une marchandise qui est au cœur de ce modèle d’entreprise. » a-t-il déclaré, ajoutant que les responsables de ces réseaux sociaux « pensaient vivre dans un paradis post-national, une nouvelle utopie » et « feraient désormais tout pour montrer qu’ils font ce qu’il faut ».

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