Timmermans se verrait bien à la tête de l’UE

Frans Timmermans, lors de la réunion hebdomadaire du collège de la Commission européenne à Bruxelles, Belgique, le 10 octobre 2018. [EPA-EFE/Olivier Hoslet]

Le numéro deux de l’exécutif européen, Frans Timmermans, a confirmé son désir de briguer la présidence de la Commission, narguant au passage tous ses adversaires politiques.

Premier vice-président de la Commission européenne, le néerlandais Frans Timmermans a attendu d’être de retour dans sa ville natale pour l’annoncer : il sera bien candidat à la présidence de la Commission européenne.

Dans une vidéo postée sur Twitter, le numéro deux de la Commission a révélé son ambition d’amener son parti socialiste, le PvdA néerlandais, aux élections européennes du mois de mai prochain. Il entrera dans la course à la présidence en tant que tête de liste, ou « Spitzenkandidat », du parti paneuropéen social-démocrate S&D.

Malgré une défaite cuisante lors des élections néerlandaises de 2017, la pire de toute l’histoire de son parti, le bruit court que Frans Timmermans aurait pu compter sur l’actuel Premier ministre Mark Rutte pour lui donner une seconde chance en tant que commissaire.

Mais le Néerlandais a déclaré aux médias nationaux que s’il avait attendu le feu vert de Mark Rutte, il n’aurait même pas participé à la préparation pré-électorale, où « on doit vraiment dire ce qu’on pense ».

Le Slovaque Šefčovič se verrait bien à la tête de la Commission

Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission chargé de l’union de l’énergie, a annoncé sa candidature à la présidence de la Commission européenne. Le commissaire slovaque se présente pour le Parti socialiste européen.

Sa candidature pourrait toutefois être entravée par son combat pour l’état de droit contre la Hongrie, la Pologne et la Roumanie : des pays qui ne lui accorderont probablement pas leur soutien.

Aux médias néerlandais qui ont suggéré qu’il s’était fait trop d’ennemis pour que sa candidature soit crédible, Frans Timmermans a rétorqué : « Montrez-moi un politicien sans ennemis, et je vous montrerai un politicien sans fond. »

Autre hic : le PvdA avait perdu tout soutien lors des dernières élections néerlandaises, et bien que le représentant de la Commission néerlandaise ne doive pas nécessairement venir du parti au pouvoir, cela pourrait bien affaiblir sa candidature.

Frans Timmermans est le dernier nom en vogue à se jeter dans l’arène des « Spitzenkandidaten », après que Manfred Weber, leader du Parti populaire européen, et Alexander Stubb, ancien Premier ministre finlandais, aient révélé qu’ils allaient eux aussi solliciter la nomination du groupe conservateur (PPE).

Du côté des autres candidats, les eurodéputés écologistes Ska Keller, tête de liste de son groupe politique lors des élections de 2014, et Bas Eickhout, compatriote de Frans Timmermans, souhaitent tous les deux porter le flambeau des Verts.

L’actuel premier vice-président n’aura cependant pas à affronter le commissaire français à la fiscalité, Pierre Moscovici, ce dernier ayant jeté l’éponge.

Moscovici renonce aux élections européennes faute de soutien français

Le commissaire français Pierre Moscovici dénonce les positions hésitantes du Parti socialiste sur l’Europe. Et renonce à être candidat à la présidence de la Commission, faute d’investiture de son parti.

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe