Bruxelles exige de Londres des « conditions équitables » pour le futur accord commercial

epa07927060 European Union chief Brexit negotiator Michel Barnier gives a press briefing on the sidelines of Brexit negotiation in Brussels, Belgium, 17 October 2019. Brexit talks continued in Brussels ahead of a EU summit scheduled for 17 and 18 October. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Le négociateur en chef du Brexit pour l’Union européenne, Michel Barnier, a expliqué aux eurodéputés que le Royaume-Uni devrait maintenir des conditions équitables pour garantir un accord commercial.

Lors d’une réunion à huis clos au sein du Parlement européen à Strasbourg, le négociateur en chef du Brexit pour l’UE, Michel Barnier, a annoncé le 26 novembre que l’accord de retrait signé par les leaders européens et  le Premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, n’était que la première étape du Brexit. Il a souligné que les négociations sur les relations futures entre les deux parties seraient ardues, alors que le Brexit resterait au cœur de la politique britannique pendant plusieurs années.

Le Français a ajouté que si un gouvernement mené par les Conservateurs tentait de contourner les normes législatives européennes en matière de protection des travailleurs ou d’environnement,, un accord de libre-échange ne serait pas envisageable, ont révélé les eurodéputés.

Selon le Financial Times, M. Barnier a aussi fait remarquer qu’entretenir une coopération solide avec le Royaume-Uni en matière de sécurité et de défense constituait une autre priorité majeure de Bruxelles dans les négociations relatives au Brexit. .

De son côté, Boris Johnson s’est engagé à conclure un nouvel accord commercial post-Brexit avec l’UE d’ici à la fin de l’année prochaine, écartant ainsi la possibilité d’un prolongement de la période de transition qui suivra la sortie officielle du Royaume-Uni de l’UE.

Cette promesse bouscule le calendrier et le raccourcit fortement par rapport aux deux ans initialement prévus par l’ancienne Première ministre, Theresa May, et par rapport au quatre ans envisagés pour la mise en place d’accords commerciaux internationaux.

Les représentants de l’UE doutent toutefois qu’un accord politique et commercial global soit finalisé et ratifié d’ici à décembre 2020, la date d’échéance réduisant drastiquement Le temps de négociation à disposition.

Par ailleurs, l’annonce de M. Johnson accroît la perspective d’un accord commercial épuré impliquant des ventes hors taxes et dépourvues de quota, qui pourrait entrer en vigueur sans devoir attendre la ratification des parlements nationaux de l’UE.

Si le parti Conservateur, qui détient 10 points d’avance dans les sondages d’opinion, sortait vainqueurs des élections législatives du 12 décembre, le gouvernement mené par Boris Johnson tenterait alors de faire adopter l’accord de retrait par le parlement avant la Noël.

Mais, pour Michel Barnier, si les élections ne permettent pas de démêler l’imbroglio politique britannique et débouchent une nouvelle fois sur un parlement sans majorité, le risque de Brexit sans accord sera accentué.

Les États membres de l’UE refusent de payer pour le Brexit

Les États membres se sont opposés à la requête de la Commission de prévoir 50 millions d’euros pour faire face à un éventuel Brexit sans accord. Un accord a néanmoins été trouvé in extremis, le 18 novembre, pour le budget 2020.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.