Le Royaume-Uni se résigne à choisir un commissaire européen

Julian King, l'actuel commissaire britannique. [Photo: European Commission]

Le gouvernement britannique a annoncé le 11 novembre qu’il « remplirait ses obligations légales » et désignerait un candidat pour siéger au sein de la nouvelle Commission européenne d’Ursula von der Leyen à Bruxelles.

Des responsables britanniques ont déclaré à la presse que le pays « s’acquitterait de ses obligations légales » et que les fonctionnaires étaient « en contact régulier avec l’équipe de la présidente élue », ce qui constitue un revirement par rapport au refus du Premier ministre Boris Johnson de désigner un candidat.

Le Royaume-Uni ne désignera pas de nouveau commissaire européen

Le gouvernement britannique a confirmé qu’il ne désignerait pas de candidat au poste de commissaire européen, avançant qu’il s’agissait d’une distraction alors que le pays s’apprête à quitter l’UE le 31 octobre 2019.

Le Premier ministre avait affirmé en juillet dans une déclaration officielle qu’« en aucun cas [le Royaume-Uni] ne nommer[ait] un commissaire pour la nouvelle Commission qui entrera en fonction le 1er décembre ».

Mais le 6 novembre, Ursula von der Leyen a écrit à Boris Johnson pour lui demander de lui soumettre deux noms, celui d’un homme et celui d’une femme, dans la perspective de pourvoir le poste. Une date limite informelle fixée à lundi 11 novembre a été communiquée au Royaume-Uni, mais au moment de la publication de cet article, aucun candidat n’avait été officiellement désigné.

Le 11 novembre, un porte-parole de la Commission a déclaré aux journalistes qu’aucun nom n’avait été communiqué, mais qu’« une réponse [était attendue] aujourd’hui ».

Dans le cadre du compromis du Conseil européen visant à prolonger le délai du Brexit jusqu’au 31 janvier, les chefs de gouvernement ont insisté sur le fait que le Royaume-Uni devait remplir ses obligations actuelles en tant que membre de l’UE, y compris celle « de proposer un candidat qui puisse être nommé au sein de la Commission ».

Selon l’avis juridique demandé par la Commission, l’exécutif d’Ursula von der Leyen peut prendre ses fonctions sans un représentant du Royaume-Uni. La seule obligation de la présidente élue étant de demander au moins un nom.

Qui pourrait être candidat ?

Ursula von der Leyen s’était engagée à diriger une Commission où la parité serait respectée, mais celle-ci compte actuellement 15 hommes et 12 femmes, après que la Roumanie a décidé la semaine dernière de nommer la députée européenne Adina-Ioana Vălean comme candidate.

Adina Valean deviendra la nouvelle commissaire chargée des Transports

On connaît depuis ce mercredi 6 novembre la représentante roumaine au sein de la nouvelle commission européenne d’Ursula von der Leyen. Il s’agit d’Adina Valean,  Elle héritera du portefeuille des Transports. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Les efforts pour sauvegarder la promesse d’égalité pourraient compromettre les chances du commissaire sortant, Julian King, de conserver son poste, bien que la présidente élue ait permis à Emmanuel Macron de nommer un seul candidat masculin après que le Parlement européen a écarté Sylvie Goulard.

Julian King est actuellement à la tête de la politique de l’Union européenne en matière de sécurité et a récemment pris une part active à l’évaluation des risques liés au déploiement des réseaux mobiles 5G. Ursula von der Leyen n’a nommé aucun successeur direct au Britannique au sein de sa nouvelle équipe.

L’ancien ambassadeur, qui n’a pas d’affiliation politique, a déclaré à plusieurs reprises aux journalistes que le gouvernement britannique ne lui avait pas demandé de prolonger son mandat.

Trois candidats au poste de commissaire doivent encore être approuvés par le Parlement. Ce mardi 12 novembre, les eurodéputés de la commission des affaires juridiques examineront les déclarations d’intérêts soumises par les candidats français, hongrois et roumain.

S’ils obtiennent le feu vert de la commission, Thierry Breton, Olivér Várhelyi et Adina-Ioana Vălean seront interrogés lors de trois auditions distinctes jeudi 14 novembre. Le vote du Parlement sur l’ensemble de la Commission est toujours prévu pour le 27 novembre à Strasbourg.

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