Un diplomate russe expulsé de Bulgarie pour espionnage

1-13-800x450

L’actu en capitales décrypte l’info de toute l’Europe, grâce au réseau de rédactions d’Euractiv.

>> Vous pouvez vous abonner à la newsletter ici

SOFIA. Un diplomate russe de l’ambassade de Russie à Sofia est accusé par la Bulgarie d’avoir recueilli depuis un an des informations classées secrets d’État.

« Il a été établi que, depuis septembre 2018, un citoyen de la Fédération de Russie collecte et accumule des renseignements sur le pays en organisant régulièrement des réunions avec des Bulgares, notamment avec un haut fonctionnaire ayant accès à des informations classifiées sur la Bulgarie, l’UE et l’OTAN », a annoncé le bureau du procureur dans un communiqué.

Le diplomate russe avait déjà quitté la Bulgarie. Selon la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, « l’agent diplomatique jouit de l’immunité de juridiction criminelle de l’État accréditaire ». C’est pourquoi, bien qu’il y ait des raisons de poursuivre le diplomate pour espionnage, ce dernier est protégé.

Contrairement à 14 autres États membres de l’UE, la Bulgarie n’avait pas expulsé de diplomates russes en réaction à l’empoisonnement de Sergei et Yulia Sktipal à Salisbury, en 2018. Mais le mois dernier, Nikolaï Malinov, un homme d’affaires d’une ONG pro-russe, a été accusé à Sofia d’espionnage et de blanchiment d’argent pour des organisations russes.

Les procureurs bulgares ont également interdit à Leonid Reshetnikov, un vétéran des services de renseignement étrangers russes, d’entrer en Bulgarie pendant dix ans. M. Reshetnikov est le lieutenant-général du Service russe des renseignements extérieurs et l’ancien directeur de l’Institut russe d’études stratégiques.

En juillet 2018, la Grèce avait également décidé d’expulser deux diplomates russes et d’en interdire l’entrée à deux autres, soupçonnés d’avoir tenté de saper un accord conclu entre la Grèce et la Macédoine du Nord. Moscou avait déclaré que les États-Unis étaient derrière le mouvement et a expulsé deux diplomates grecs en réponse. (Krassen Nikolov | Euractiv Bulgarie)

BERLIN | VARSOVIE

Investir dans l’infrastructure de données. L’Europe risque d’être laissée pour compte si elle n’investit pas dans sa propre infrastructure de données, a déclaré lundi (28 octobre) le ministre allemand de l’Économie Peter Altmaier (CDU) lors du sommet numérique organisé par le gouvernement allemand à Dortmund. « Les plates-formes numériques bouleversent l’économie mondiale », a-t-il déclaré, ajoutant que l’Allemagne et l’Europe « ne devraient pas être que des observateurs ».

5 G en Pologne. Le gouvernement et les entreprises de l’industrie des télécommunications ont signé un accord pour développer une nouvelle société, Polskie 5G, dans le but de construire une infrastructure réseau de cinquième génération en Pologne.

À l’heure actuelle, les opérateurs polonais utilisent principalement des équipements Huawei pour les réseaux LTE, mais cela pourrait changer avec la 5 G. Début septembre, le Premier ministre Mateusz Morawiecki a signé une déclaration sur la sécurité des télécommunications avec le vice-président américain Mike Pence dans le contexte du développement du 5G et la participation de Huawei à la construction du réseau en Pologne pourrait bientôt être bloquée. Dans le même temps, Ericsson a étendu ses capacités de production en Pologne, et il se trouve que la société suédoise est soutenue par les États-Unis. (Claire Stam | Euractiv Allemagne, Michał Strzałkowski | Euractiv Pologne)

PARIS

Le cas Breton pose question. Thierry Breton, le nouveau candidat français à la Commission européenne, a rencontré Ursula von der Leyen à Bruxelles lundi 28 octobre. Selon une source proche du dossier, il vendra toutes les actions qu’il possède s’il reçoit l’aval du Parlement européen afin d’éviter tout conflit d’intérêts.

Lire aussi : La candidature de Thierry Breton, nouveau coup de poker pour Macron ?

Avant de devenir PDG d’Atos, l’ancien ministre français de l’Économie avait promis de ne pas négocier un « parachute doré » après une série de scandales en France impliquant des patrons surpayés. En revanche, le dirigeant a accumulé 508 000 actions de la société, dont la valeur représente 34 millions d’euros, ce qui fait probablepment de lui commissaire le plus riche de l’équipe d’Ursula von der Leyen. (Euractiv France)

ATHÈNES

Les Balkans se réunissent à Athènes. À la suite de la décision de l’UE de geler les négociations d’adhésion des Balkans occidentaux, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis rencontrera ses homologues albanais, croate et serbe mardi (29 octobre). Les dirigeants assisteront au quatrième sommet mondial UE-Ligue des États arabes, qui se tiendra à Athènes. Les négociations d’adhésion seront certainement à l’ordre du jour de la réunion avec le Premier ministre albanais Edi Rama, d’autant plus qu’Athènes souhaite mettre en lumière les problèmes rencontrés par la minorité grecque en Albanie. (Theodore Karaoulanis | Euractiv Grèce)

PRAGUE | BRATISLAVA

101e anniversaire. Lundi 28 octobre, les Tchèques ont célébré le 101e anniversaire de la fondation de la Tchécoslovaquie en tant que république indépendante et démocratique après la fin de la Première Guerre mondiale et la chute de l’empire austro-hongrois.

Conformément à la tradition, le président tchèque Miloš Zeman a nommé les nouveaux généraux de l’armée et de la police. Pour la quatrième fois consécutive, M. Zeman a refusé de nommer Michal Koudelka au poste de directeur du service de contre-espionnage (BIS), qui a récemment annoncé avoir découvert un réseau d’espionnage russe avec son équipe. Le président entretient de bonnes relations avec la Russie et la Chine et se montre très critique envers le travail du BIS. Dans une récente interview pour Barrandov TV, il a déclaré que Michal Koudelka devrait se concentrer sur la vraie criminalité économique plutôt que sur la « chasse fictive aux espions russes ».

(Aneta Zachová | Euractiv République tchèque)

ZAGREB

Appuis cruciaux. Dragan Čović, leader du HDZ Bosnie-Herzégovine, un parti frère du parti croate au pouvoir, le HDZ, a soutenu Kolinda Grabar-Kitarović pour un nouveau mandat à la présidence de la Croatie. « Nous espérons que la Croatie profitera de sa présidence de l’UE l’année prochaine pour améliorer la voie de l’adhésion de la Bosnie-Herzégovine à l’UE », a déclaré M.Čović ajoutant que son parti rejoindra officiellement la campagne de Kolinda Grabar-Kitaorivić très bientôt. (Thé Trubić Macan| Euractiv Croatie)

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.