Les pays de Visegrad derrière Sefcovic pour la présidence de la Commission

Maros Sefcovic [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Le groupe de Visegrád pourrait proposer le commissaire slovaque Maroš Šefčovič (S&D) comme nouveau président de la Commission européenne, a rapporté le partenaire tchèque d’Euractiv, Hospodářské Noviny (HN).

Maroš Šefčovič est actuellement vice-président de la Commission européenne en charge de l’Union de l’énergie, poste auquel il avait été nommé par le Premier ministre slovaque, Robert Fico.

Selon des sources proches du groupe de Visegrád, les quatre pays discuteront de cette option entre eux avant le sommet informel des chefs d’État plus tard dans la soirée.

En fin d’année dernière, Maroš Šefčovič a perdu face à son collègue de la Commission Frans Timmermans pour devenir la tête de liste du groupe S&D pour les élections européennes, et a finalement soutenu le Néerlandais.

Il y a quelques semaines, il a perdu une nouvelle bataille contre Zuzana Čaputová pour devenir le nouveau président de la Slovaquie. Durant la campagne électorale nationale, Maroš Šefčovič a souligné à maintes reprises son côté catholique conservateur et a accusé sa rivale de représenter un programme « super-libéral ».

En jouant la carte conservatrice en Slovaquie et en adoptant une rhétorique type PPE et en se distançant de la ligne officielle de la Commission sur l’immigration, il est devenu un candidat acceptable pour les pays d’Europe de l’Est.

Avant le diner informel, le président français Emmanuel Macron, dont le parti LREM espère jouer un rôle clé dans la mise en place d’une coalition au prochain Parlement européen, s’entretiendra avec les dirigeants du groupe de Visegrád pour discuter des possibles candidats.

HN indique également que les pays du V4 pourraient éventuellement accepter de soutenir le négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, ou la cheffe de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, à une condition – que Maroš Šefčovič remplace Federica Mogherini en tant que haute-représentante de la politique étrangère de l’UE.

Les dirigeants des groupes parlementaires se sont réunis plus tôt mardi (28 mai) pour le premier débat sur le poste de président de la Commission européenne. Conformément aux dispositions des traités de l’UE, les premières propositions du Parlement européen sont destinées à être discutées par les dirigeants des États membres, « en tenant compte des résultats des élections européennes ».

Le PPE s’est à nouveau imposé comme le plus grand parti au Parlement, mais il devra construire une coalition majoritaire. Les sociaux-démocrates pourraient tenter de se débarrasser de l’alliance traditionnelle avec le PPE et chercher plutôt une alliance progressiste avec les Verts, les libéraux et l’extrême gauche.

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