Ursula von der Leyen promet un nouveau paquet européen sur l’asile

EPA-EFE/CLEMENS BILAN [EPA-EFE/CLEMENS BILAN]

La future présidente de la Commission européenne a rencontré la chancelière allemande, Angela Merkel. Le point fort de la rencontre a porté sur de nouvelles propositions en matière d’asile.

Lors de sa rencontre avec Angela Merkel, Ursula von der Leyen a annoncé vouloir mettre en place un nouveau paquet européen sur l’asile. La proposition à cet effet devrait être présentée par l’exécutif européen lors du premier ou deuxième trimestre de 2020 : « Nous devons devenir un exemple en matière de gestion durable et humaine mais néanmoins efficace de la migration », a-t-elle annoncé.

L’UE est divisée depuis des années au sujet de la réforme du règlement Dublin III actuellement en vigueur sur les les procédures d’asile. En décembre 2018, la Commission révélait que les négociations pour un règlement Dublin IV avaient tourné en eau de boudin. Elle avait alors plutôt axé ses priorités sur le financement de mesures de sécurité dans le prochain budget de l’UE.

Aujourd’hui seulement, les ministres des Finances du bloc se sont entendus en marge d’une réunion afin de recruter 10 000 personnes supplémentaires pour l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Frontex, et ce, jusqu’à 2027.

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Perspective d’adhésion pour les Balkans de l’Ouest

Ursula von der Leyen s’est rendue à Berlin à l’occasion du traditionnel « discours sur l’Europe » organisé chaque année par la Fondation Konrad Adenauer. Lors d’une conférence de presse avec la chancelière allemande, Angela Merkel, la présidente élue de la Commission européenne s’est aussi dite déçue que l’ouverture des négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie à l’UE se soit soldée par un échec.

La France, les Pays-Bas et les le Danemark s’étaient, en effet, opposés au processus d’élargissement en octobre. « Je suis convaincue qu’il est nécessaire de lier les Balkans le plus étroitement possible à l’UE », a indiqué Ursula von der Leyen. Jusqu’à ce que les négociations d’adhésion soient amorcées, cette dernière souhaiterait « mettre tout en œuvre pour développer des projets communs », afin que les deux États ne perdent pas espoir. « Sinon d’autres États viendront combler le vide », déplore Mme von der Leyen.

Le 7 novembre, Ursula von der Leyen a confirmé que le candidat commissaire hongrois Oliver Varhelyi superviserait la politique d’élargissement. Sa lettre de mission fait explicitement référence à la nécessité de veiller à ce que les propositions de l’Albanie et de la Macédoine du Nord ne passent pas inaperçues.

La nouvelle cheffe de file de l’exécutif européen s’est également exprimée au sujet des négociations — toujours en cours — sur le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE. Le budget européen devrait-il être augmenté ou maintenu ? Telle est la question qui tiraille le Conseil de l’UE. En mai dernier, la Commission a proposé d’augmenter le budget 2021-2027 d’environ 1 % à 1,1 % du PIB européen. Le Parlement avait, en contrepartie, réclamé une hausse à 1,3 %.

Aux yeux d’Ursula von der Leyen, il est surtout crucial que des fonds suffisants soient accordés dans les domaines qui doivent être modernisés : la défense, le marché intérieur et la science.

« Nous espérons que les négociations relatives au cadre financier pluriannuel (CFP) aboutiront lors de la prochaine présidence du Conseil de l’UE, pour que nous ne devions pas nous y atteler lors de notre mandature », a ajouté la chancelière allemande, Angela Merkel. Il parait toutefois très peu probable qu’un accord soit trouvé d’ici à la fin de l’année. Les experts ne s’attendent pas non plus à un dégel sous la présidence croate lors du premier trimestre 2020.

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