Wallström fait pression pour changer la stratégie de communication de l’UE [FR]

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Dans un nouveau plan devant être dévoilé aujourd’hui, le 03 octobre 2007, la Commission va proposer que les Etats membres et les institutions européennes mettent un terme au jeu de dénonciation pratiqué à Bruxelles et unissent leurs forces autour d’une stratégie de communication commune, afin de regagner le soutien des citoyens au élections européennes de 2009.

Le nouveau plan visant à communiquer sur l’Europe en partenariat, devant être dévoilé le 3 octobre 2007 par la Commission, propose un « accord interinstitutionnel » pour aligner les priorités en matière de communication entre les institutions européennes et les Etats membres.

Les priorités seront fixées par des accords de « partenariat de gestion » négociés avec chaque gouvernement national, afin de tenter de diffuser le message au niveau local.

Le changement climatique et l’énergie, le nouveau « Traité modificatif » européen, la croissance et l’emploi, ainsi que la sensibilisation des électeurs à la campagne électorales de 2009, devraient faire partie des priorités communes de cet accord  interinstitutionnel, a déclaré Margot Wallström, vice-présidente de la Commission et commissaire chargée des Relations institutionnelles et de la stratégie de communication.

La Commission souhaite également que les Etats membres informent leurs citoyens à un âge plus précoce, en incluant un enseignement de base sur l’intégration européenne dans les programmes scolaires.

Le 2 octobre, Mme Wallström a déclaré à un groupe des journalistes à Bruxelles qu’il fallait commencer par l’éduction civique. Elle a ajouté que les citoyens européens ont le droit de savoir et d’être entendus.

Elle a annoncé que cette nouvelle initiative ne sera pas financée par des ressources supplémentaires, mais fera partie du plan de travail annuel de la Commission et pourrait ensuite recevoir des fonds du budget communautaire actuel.

EURACTIV a eu accès à un exemplaire récent de la première version du projet, dont le contenu est plus détaillé dans un article publié récemment (EURACTIV 1/10/07).

Inquiètes, certaines ONG impliquées dans la citoyenneté estiment que ces efforts ne sont pas suffisants, dans la mesure il n’y a pas de base juridique pour une politique de communication européenne.

La vice-présidente de la Commission, Margot Wallström, a reconnu qu’idéalement, une base juridique serait nécessaire, soulignant qu’un traité européen moderne devrait comprendre un paragraphe sur la communication. Pourtant, tous les Etats membres ne sont pas favorables à l’intégration d’une telle clause dans le nouveau traité européen, actuellement en cours de discussion à la conférence intergouvernementale (CIG), et nombre d’entre eux sont prudents concernant l’ouverture de nouvelles questions sortant du cadre du mandat de la CIG, qui avait fait l’objet de nombreux désaccords lors du sommet de juin. 

Mme Wallström a conclu que c’était à la présidence portugaise, dans ce cas, d’ajouter un paragraphe sur le droit à l’information des citoyens, ajoutant qu’elle n’était pas sûre que la présidence oserait étendre le mandat de la CIG.

Pour Jan Seifert, président des Jeunes Européens fédéralistes (JEF-Europe), une base juridique est nécessaire à la communication de l’UE. Selon lui, si nous voulons réellement être sérieux dans la politique de communication de l’UE, il faut une base constitutionnelle intégrée dans le traité modificatif. 

Il déplore l’absence actuelle d’accord et de priorités entre les institutions en matière de politique de communication. Au lieu de travailler ensemble, chaque institution est davantage préoccupée par ses propres pouvoirs. 

Jusqu’à présent, les trois institutions européennes – le Parlement, la Commission et le Conseil – ont poursuivi séparément leur effort en matière de communication, utilisant différents moyens et fixant leurs propres priorités.

De plus, il y eu peu d’initiatives destinées à porter la communiquer sur les politiques importantes de l’UE au niveau national ou local et elles ont souvent été rejetées par les citoyens, comme en témoigne  la directive Services ou le Traité constitutionnel européen en France.

Avec à ce nouveau plan, la Commission cherche à mettre fin au jeu de dénonciation pratiqué à Bruxelles, selon lequel les Etats membres et les institutions européennes refusent la responsabilité de transmettre les messages politiques clés aux citoyens.

  • D’ici fin 2007 : la Commission doit adopter une nouvelle stratégie sur la communication par Internet.
  • Début 2008 : publication d’une nouvelle stratégie audiovisuelle.
  • Printemps 2008 : la Commission doit présenter un suivi de son « Plan D » avant les élections du Parlement européen en 2009.

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