CoFoE : les participants appellent à une éducation à l’environnement ainsi qu’aux droits des migrants

« Il peut être utile d’avoir une matière consacrée à l’éducation environnementale dans les programmes scolaires. Cependant, je pense que l’éducation environnementale est également une question transversale qui peut toucher différentes disciplines », a confié Tiziana Sallusti, directrice de lycée au Liceo Terenzio Mamiani à Rome, à EURACTIV. [Shutterstock/Juraj Kamenicky]

L’éducation à l’environnement dans les écoles de l’UE et la crise migratoire figuraient en tête des priorités parmi les propositions suggérées par les citoyens lors des deux derniers panels de la Conférence sur l’avenir de l’Europe.

Cette Conférence sur l’avenir de l’Europe est l’expérience de démocratie délibérative de l’UE, où 800 citoyens sélectionnés au hasard discutent, débattent et formulent des recommandations à l’intention des législateurs. Répartis en quatre panels thématiques, 80 ambassadeurs élus présenteront leurs recommandations aux députés européens à Strasbourg les 17 et 18 décembre ainsi que les 21 et 22 janvier.

Dans le troisième panel, les participants ont discuté de la réduction de la consommation et du recours aux énergies renouvelables comme substitut aux sources d’énergie non renouvelables. Ils ont évoqué l’urgence de changer notre mode de vie et de freiner le changement climatique. Selon les participants, ce changement ne peut avoir lieu que si la viabilité environnementale est enseignée dans les écoles.

« Il peut être utile d’avoir une matière consacrée à l’éducation environnementale dans les programmes scolaires. Cependant, je pense que l’éducation environnementale est également une question transversale qui peut toucher différentes disciplines », a confié Tiziana Sallusti, directrice de lycée au Liceo Terenzio Mamiani à Rome, à EURACTIV.

Elle a ajouté que « nous devons contribuer à changer le comportement de la communauté afin de protéger l’environnement. En ce sens, nous avons lancé différents projets dans notre école pour rendre les élèves plus responsables vis-à-vis de la durabilité de la consommation dans les écoles ».

L’eurodéputée Michaela Šojdrová (PPE, République tchèque), qui fait partie de la commission de la culture et de l’éducation (CULT), a indiqué à EURACTIV qu’elle saluait cette initiative. Toutefois, « nous devrions respecter la compétence des États membres. C’est à eux d’intégrer ces questions dans le programme scolaire avec le soutien de l’UE », a-t-elle souligné.

Migration

Sans surprise, la migration a également été un sujet brûlant dans le contexte de la crise migratoire qui se joue actuellement au sein de l’UE ainsi que le long de ses frontières orientales.

Le quatrième panel a discuté de la nécessité de donner plus de pouvoir à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de gardes-côtes, et d’établir un système de relocalisation à travers l’Europe. Les droits de l’Homme des migrants ont également figuré en tête de l’ordre du jour et ont été considérés comme une priorité par les participants.

Les participants ont également estimé que, pour faciliter la gestion européenne de la politique étrangère et migratoire, la condition d’un vote à l’unanimité au Conseil constitue un obstacle de taille. Cependant, pour surmonter ce problème et prendre en compte la proposition des citoyens, il faudrait revoir plusieurs traités, ce que la Commission souhaite éviter.

Pour éviter une situation où les propositions des citoyens ne seraient pas examinées, l’expert en démocratie délibérative Jonathan Moskovic a expliqué à EURACTIV que « si l’UE n’a pas les compétences pour traiter une recommandation, c’est aux États membres d’en assurer le suivi ». Ainsi, toutes les propositions des citoyens seraient entendues.

Une source du Parlement européen a déjà confirmé à EURACTIV qu’il existe des mécanismes permettant de s’assurer que chaque voix soit entendue, et les États membres pourraient envisager des mécanismes de mise en œuvre dès que possible. Cela permettrait d’éviter que les participants à la conférence aient l’impression que cette première expérience de démocratie délibérative de l’UE ne s’est pas déroulée aussi bien que prévu.

L’ensemble du processus doit être évalué par les présidents de la Commission européenne Ursula von der Leyen, du Conseil européen Charles Michel et du Parlement européen David Sassoli. Cette évaluation comprendra un examen de chaque étape, depuis les soumissions sur la plateforme numérique multilingue jusqu’à la présentation des propositions devant le Parlement.

CoFoE : le nombre de participants est encourageant mais les États membres doivent en faire plus

Les organisateurs de la Conférence sur l’avenir de l’Europe (CoFoE) de disent « encouragés par le nombre de visites sur la plateforme et le soutien reçu ».

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