Macron tresse les louanges de Merkel avant son départ

"Ce 22ème (conseil des ministres) n'est pas tout à fait comparable aux précédents car il est votre dernier, madame la chancelière", a déclaré le président français au cours d'une conférence de presse commune en visioconférence. [THOMAS SAMSON/EPA]

Emmanuel Macron a loué lundi « l’engagement », « la patience » et « la capacité d’écoute » d’Angela Merkel à l’occasion du dernier conseil des ministres franco-allemand avant le départ de la chancelière à l’automne après 16 ans au pouvoir.

« Ce 22ème (conseil des ministres) n’est pas tout à fait comparable aux précédents car il est votre dernier, madame la chancelière », a déclaré le président français au cours d’une conférence de presse commune en visioconférence.

« Nous sommes loin des au-revoir et nous nous verrons à de multiples reprises dans les mois qui viennent », mais « ce dernier conseil me permet de dire tout ce que la relation franco-allemande doit à ton engagement, ta volonté de faire, parfois ta patience avec nous, et ta capacité d’écoute. Et donc merci infiniment de cela », a-t-il ajouté en tutoyant la chancelière.

Après 16 ans au pouvoir qui ont marqué le pays et l’Europe, Angela Merkel va prendre sa retraite à l’issue des élections du 26 septembre. D’ici là, elle retrouvera notamment Emmanuel Macron aux sommets du G7 et de l’Otan en juin, et aux réunions européennes.

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Moins démonstrative qu’Emmanuel Macron, la chancelière a souligné que c’était « toujours un enrichissement quand nous parvenons à une solution commune car chacun a son point de vue propre ». « C’est pourquoi cette coopération suscite chez moi de la joie et nous tirerons un bilan en temps voulu », a-t-elle ajouté.

Emmanuel Macron a réaffirmé que « l’Europe ne peut pas avancer si l’Allemagne et la France ne sont pas d’accord ». « Que l’Allemagne et la France soient d’accord ne suffit pas toujours à faire avancer l’Europe, mais à coup sûr, s’il n’y a pas d’accord franco-allemand, il n’y en a pas à 27 et c’est donc dans cet esprit-là que nous avons constamment travaillé » depuis quatre ans, a-t-il ajouté.

Il a notamment cité les décisions prises en commun pour « une vraie souveraineté européenne en matière de défense » et pour le plan de relance de 750 milliards d’euros approuvé en juillet 2020 pour faire face à la crise du Covid-19.

Les deux dirigeants ont également fait un point d’étape du traité d’Aix-la-Chapelle, signé en janvier 2019 pour « resserrer les liens » entre Allemands et Français.

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