Première plénière de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, en l’absence de citoyens

« Cette conférence est une expérience unique », a vanté l’eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg samedi 19 juin.

La Conférence sur l’avenir de l’Europe a tenu samedi matin sa première séance plénière à Strasbourg, en espérant réussir à inciter les citoyens, pour l’heure encore peu impliqués, à participer à cette vaste consultation sur le futur de l’Union européenne.

« Cette conférence est une expérience unique », a vanté l’eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt dans l’hémicycle du Parlement européen à Strasbourg, qui avait déjà accueilli le 9 mai la cérémonie de lancement de cette conférence en présence du président français Emmanuel Macron. Celui-ci avait alors parlé d’un « exercice inédit » pour envisager les dix prochaines années.

Etablissant une comparaison avec une course de relais, M. Verhofstadt, coordinateur pour la délégation du Parlement européen, a expliqué que les citoyens allaient d’abord exprimer leurs souhaits avant de passer le relais à la plénière qui formulera « des propositions concrètes de réformes » puis, enfin, passera le relais aux institutions de l’UE pour leur mise en oeuvre.

« Nous devons faire en sorte que cette conférence fonctionne, nous devons avoir des résultats concrets à la fin », a insisté Ana Paula Zacarias, secrétaire d’Etat aux Affaires européennes du Portugal, pays qui préside actuellement l’UE.

Conférence sur l'avenir de l'Europe : le Comité des régions appelle à l'engagement des collectivités locales

La Conférence sur l’avenir de l’Europe, lancée ce dimanche (9 mai) à Strasbourg, ne pourra réussir qu’en impliquant les communautés locales et régionales, selon le Comité européen des régions.

« Ce que nous essayons de faire maintenant est d’amener les citoyens européens à parler ensemble et apporter des idées sur l’Europe que nous voulons construire », a-t-elle ajouté face à une assemblée composée essentiellement de 108 eurodéputés, 54 représentants du Conseil, trois membres de la Commission européenne, 108 représentants des Parlements nationaux et seize représentants des partenaires sociaux et de la société civile.

En revanche, les 108 citoyens censés participer également à cette plénière sont toujours en cours de sélection et ne devraient donc participer aux travaux qu’après l’été, ce qui n’a pas manqué de soulever des critiques.

Outre la plénière, la Conférence sur l’avenir de l’Europe prend la forme d’une plateforme en ligne multilingue permettant aux citoyens européens de partager leur vision du futur de l’Europe. En France sont également prévues des « consultations citoyennes » à l’automne.

Mais alors que la participation des citoyens au débat reste la principale inconnue, la plateforme, mise en service mi-avril, avait attiré samedi plus de 17.700 participants. L’UE compte environ 450 millions d’habitants.

Les propositions qui seront tirées de ces travaux sont attendues au printemps 2022, en pleine présidence française de l’UE et peu avant l’élection présidentielle, alors que M. Macron compte mettre l’Europe au coeur de sa campagne.

Le lancement de la Conférence sur l’avenir de l’Europe a pris plus d’un an de retard en raison de la pandémie de Covid-19, mais également d’âpres négociations entre les institutions européennes pour se mettre d’accord entre elles sur son fonctionnement, ce qui a pu lancer un mauvais signal sur la volonté de l’UE à en tirer de véritables orientations politiques.

Les institutions européennes s'exprimeront à l'unisson lors de la Conférence sur l'avenir de l'Europe

La vice-présidente de la Commission européenne Dubravka Šuica a souligné que les trois institutions européennes – Parlement, Conseil de l’UE et Commission – parleront d’une seule et même voix lors de la Conférence sur l’avenir de l’Europe, le 9 mai à Porto.

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