Une dirigeante des Républicains s’oppose à une Europe fédérale

[Denis Vrublevski/Shutterstock]

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La première vice-présidente des Républicains, Virginie Calmels, « refuse catégoriquement une Europe fédérale », dans une tribune publiée par Le Figaro, prônant « l’idée d’une Europe à plusieurs vitesses » comme « la solution la plus viable ».

« En voulant construire l’Europe, Emmanuel Macron oublie les peuples européens, et en premier lieu le peuple français », écrit la première adjointe d’Alain Juppé à Bordeaux, qui a rejoint Laurent Wauquiez au sein de la nouvelle équipe dirigeante de Les Républicains (LR).

Europe  toute-puissante

« Il rêve d’une Europe de Schengen élargie aux Balkans, qui aille vers toujours plus de fédéralisme », poursuit Mme Calmels. « Je suis foncièrement proeuropéenne et libérale, mais je refuse catégoriquement une Europe fédérale ».

« Cette vision d’une Europe élargie et toute puissante irait directement contre la souveraineté française. Je ne veux pas d’une Europe qui se construise contre les États », explique la vice-présidente de LR.

« Pour autant, nous sommes tout, sauf eurosceptiques. Je crois en l’Europe, j’aime l’Europe, et je refuse l’euroscepticisme mortifère incarné par Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon », assure-t-elle.

« Nous, Les Républicains, derrière Laurent Wauquiez, devons proposer une alternative crédible », affirme-t-elle. « Il faut d’abord accepter que l’Union à vingt-sept ne fonctionne pas et ne pourra pas fonctionner. (…) L’idée d’une Europe à plusieurs vitesses est aujourd’hui la solution la plus viable si notre continent ne veut pas être emporté par le flot des populismes et des nationalismes », prône Mme Calmels.

« Il faut revoir l’architecture de l’Union européenne pour aboutir à une Europe autour de trois cercles: d’abord un noyau dur d’États prêts à aller plus loin en commun, puis la zone euro, puis un troisième cercle qui se construirait autour d’une zone de libre-échange », détaille-t-elle.

« Noyau dur »

« Il faut aussi relancer l’harmonisation fiscale: toutes les tentatives de rapprochement récentes des taux, notamment sur l’impôt sur les sociétés, ont échoué faute de courage politique du côté français. (…) Battons nous sans relâche pour une harmonisation fiscale avec un taux d’impôt pour les sociétés de 20% pour tout le monde », poursuit l’élue bordelaise, également favorable à « un Buy European Act, qui réserverait certaines commandes publiques à des entreprises européennes, sur le modèle du Buy American Act aux États-Unis ».

Emmanuel Macron et Angela Merkel ont évoqué vendredi leur volonté d’harmoniser l’impôt sur les sociétés en Europe mais l’UE risque de subir la nouvelle concurrence fiscale des États-Unis, qui ont décidé d’abaisser leur impôt sur les sociétés de 35% à 21%.

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