Hollande appelle à un compromis audacieux sur le climat

François Hollande à l'Elysée, 23 octobre 2014 © EURACTIV

Le président français a réuni les sociaux-démocrates à Paris jeudi 23 octobre au matin, pour un pré-conseil européen.

François Hollande a invité la famille social-démocrate européenne à Paris, jeudi 22 octobre, pour rassembler les forces en présence avant les négociations du Conseil européen. Contrairement aux précédentes réunions du même acabit, le ministre SPD du gouvernement allemand Sigmar Gabriel n’était pas présent.

13 personnalités européennes

L’Allemagne était néanmoins représentée par Martin Schulz. L’Italie est de son côté venue en force avec Sandro Gozi, le secrétaire d’État aux Affaires européennes de la République italienne, Federica Mogherini, haute représentant de l’UE et Gianni Pittella, président du groupe Socialistes & Démocrate du Parlement européen.

M. Werner Faymann, le Chancelier autrichien, Helle Thorning Schmidt, Premier ministre du Danemark, Joseph Muscat, le Premier ministre de Malte, Bohuslav SOBOTKA

Premier ministre tchèque étaient aussi présents, ainsi que le ministre des AFfaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, le président du groupe PS des Pays-Bas,  Diederik SamsomBert Koenders, ministre des Affaires étrangères du Royaume des Pays-Bas, Peter Javrocik, secrétaire d’État aux Affaires européennes de la République slovaque, et Frans Timmermans, premier vice-président de l’UE.

Compromis audacieux

Sur le sujet du climat, François Hollande a réclamé un « compromis audacieux », alors que les chances d’un accord et son ambition semblaient s’amenuiser ces dernières heures. « Il est très important que l’Europe soit une référence en matière d’ambition climatique » a insisté le président français, en faisant référence à la conférence de Paris Climat 2015, mettant aussi son engagement dans la balance.

« Fort de la position européenne, je pourrai continuer notre travail de persuasion » a-t-il insisté, pointant du doigt la responsabilité des pays européens pour le futur accord sur le climat.

Il a aussi cité le chiffre de 40 % de réduction d’émissions de CO2, omettant d’évoquer les autres objectifs qui passent donc clairement au second plan. « Il faut que nous puissions soutenir les pays qui sont plus en retard pour qu’ils puissent investir dans leur système énergétique » a ajouté le président français, évoquant le mécanisme de transfert de quotas décrit par EURACTIV en début de semaine ;

>>Lire aussi : Les quotas de Co2, invités-surprise du sommet énergie-climat

 

Le chef d’État a aussi indiqué que les sociaux-démocrates avaient surtout évoqué les questions financières pour affiner la position commune.

Un nouveau sommet sur l’investissement

Elle porte surtout sur le plan d’investissement annoncé par Jean-Claude Juncker. « Maintenant il faut un contenu, des financements, des projets, et un agenda. nous continuerons d’agir ensemble pour que celà intervienne le plus vite possible » a indiqué le chef d’État.

Un autre sommet des sociaux-démocrates, qui rassemblera encore davantage de personnalités, aura lieu à Paris avant le sommet du 18 décembre prochain, a annoncé le président français. Le dernier conseil européen de l’année portera surtout sur les questions économiques, à moins que le sujet climat ne soit de nouveau à l’ordre du jour si aucun accord n’était trouvé aujourd’hui.

 

À l'horizon 2030, la Commission européenne propose :

  • une réduction de 40 % des gaz à effet de serre par rapport au niveau de 1990, obligatoire à l'échelle nationale et qui ne peut être atteint par l'utilisation de crédits carbone ;
  • l'utilisation de crédits carbone en vue de respecter de nouveaux engagements internationaux sur le climat ;
  • un objectif portant à 27 % la part des énergies renouvelables, contraignant pour l'ensemble de l'Union, mais pas à l'échelle nationale ;
  • aucun nouvel objectif en matière d'efficacité énergétique avant l'examen en juin 2014 des avancées sur la directive sur l'efficacité énergétique ; 
  • des recommandations non contraignantes sur le gaz de schiste qui pourraient devenir obligatoires en 2015 ;
  • une réserve de stabilité du marché pour le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS) capable de retirer ou de libérer jusqu’à 100 millions de crédits carbone ;
  • et l’arrivée à échéance de la directive sur la qualité des carburants d'ici 2020, qui impose une réduction de 6 % de l'intensité de gaz à effet de serre des combustibles de l'UE.

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