Accord UE-Mercosur : le Portugal se joint à la France et demande des « éclaircissements »

L'accord UE-Mercosur, conclu en juin 2019 entre l'UE et les pays de ce bloc d'Amérique latine (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) après deux décennies de négociations, est actuellement en phase de traduction et de révision juridique. [STEPHANIE LECOCQ]

Pour Franck Riester, de « simples engagements politiques » ne suffiront pas à ratifier l’accord mixte entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Une position soutenue par le ministre portugais des Affaires étrangères qui a déclaré vouloir une « clarification supplémentaire ».

Lors d’un débat au Parlement portugais mercredi (3 mars), Augusto Santos Silva a admis que « des clarifications supplémentaires sont nécessaires pour garantir que toutes les normes requises dans le cadre de l’accord avec le Mercosur et de l’accord [de principe d’investissement] avec la Chine sont respectées ».

Le ministre a annoncé, en citant ses fonctions ce semestre de président du Conseil des affaires étrangères, dans la formation du commerce, qu’une « clarification supplémentaire » est en cours d’élaboration avec les pays du Mercosur, avec « tout le temps nécessaire pour assurer le même traitement dans l’accord avec la Chine ».

Accord UE-Mercosur : la France veut des garanties « concrètes » et « vérifiables »

De « simples engagements politiques » ne suffiront pas à ratifier l’accord mixte entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, a déclaré Franck Riester le 2 mars, lors du Conseil informel des affaires étrangères en format commerce.

L’accord UE-Mercosur, conclu en juin 2019 entre l’UE et les pays de ce bloc d’Amérique latine (Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay) après deux décennies de négociations, est actuellement en phase de traduction et de révision juridique. À l’issue de cette phase, avec un accord politique des 27, les pays des deux blocs devront le ratifier.

Toutefois, plusieurs États membres, députés européens et organisations de la société civile, ont exprimé de fortes réserves quant à la ratification de l’accord, en raison de préoccupations concernant sa compatibilité avec le respect de l’accord de Paris et l’impact qu’il aura sur le réchauffement climatique, en soulignant, parmi plusieurs problèmes, la déforestation de l’Amazonie.

L’accord de principe sur les investissements UE-Chine a été conclu en décembre après sept ans de négociations.

 

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