Climat : le cri d’alarme de 11 000 scientifiques

Réunis dans l’alliance mondiale des scientifiques, 11 000 chercheurs de toutes disciplines sonnent l’alarme climatique. Et proposent des solutions porteuses de justice sociale et économique. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement.

Est-ce encore utile ? Les 11 000 signataires de cette tribune, publiée le 5 novembre par Bioscience, ne s’interrogent même pas. Profitant du 40e anniversaire de la première conférence mondiale sur le climat à Genève, ces chercheurs issus de toutes disciplines estiment avoir « l’obligation morale » d’avertir l’humanité que le monde se trouve « clairement et sans équivoque en situation d’urgence climatique ». Les causes sont bien connues, ajoutent-ils : « la crise climatique est directement imputable au consumérisme généré par notre mode de vie. »

Montée de la mer: un péril sous-estimé

L’élévation du niveau de la mer aura des impacts dramatiques : selon une étude parue dans Nature Communications, 300 millions de personnes seront soumises aux inondations côtières en 2050. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

 

Un réchauffement incontrôlable

Or, nous ne sommes pas enclins au changement. « Malgré 40 ans de négociations internationales, à quelques exceptions près, nous n’avons pas changé de trajectoire ni réussi à régler ce problème. » Conséquence : la crise est plus sévère qu’annoncé et pourrait provoquer un réchauffement « hors de tout contrôle ».

Nombreux leviers d’action

Les leviers d’action sont pourtant nombreux, ajoutent les signataires, parmi lesquelles on trouve le glaciologue français Jean Jouzel : efficacité énergétique et décarbonation des systèmes énergétiques, réduction des émissions des suies et des hydrofluorocarbures (HFC, de très puissants gaz à effet de serre), protection des puits de carbone terrestres (forêts) et marins (mangroves et herbiers), baisse de la consommation de bovins, moindre consommation de ressources naturelles (et donc accroissement du recyclage), baisse du taux moyen de fertilité.

« La bonne nouvelle, ajoutent-ils, c’est que de telles transformations sont plus porteuses de bien-être et de justice sociale et économique pour tous que la poursuite du modèle dominant. »

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