Elisabeth Borne veut rassurer sur la transition écologique après le Covid-19

Élisabeth Borne, la ministre française de la Transition écologique et solidaire. [EPA-EFE/JULIEN DE ROSA]

La crise et ses conséquences vont-elles balayer les engagements de transition écologique du gouvernement ? Une question posée à Elisabeth Borne par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.

Rassurer. Telle était la mission de la ministre chargée de la transition écologique, auditionnée, ce jeudi 16 avril, par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale. Plusieurs députés, comme l’ancien skipper Jimmy Pahun (apparenté Modem), craignant notamment que le plan de relance de l’économie n’oublie les engagements climatiques ou environnementaux de la France.

Une crainte injustifiée, à en croire la locataire de l’Hôtel de Roquelaure. Elisabeth Borne a notamment confirmé que le redémarrage des activités des entreprises du secteur aérien (transporteurs et avionneurs) donnerait lieu à des coups de pouce de l’État conditionnés au respect d’engagements environnementaux par les bénéficiaires. « La crise ne remet pas en cause les priorités du gouvernement en matière de transition écologique et de décarbonation », a indiqué la ministre.

Le coût de l’inaction climatique comparable à celui d’une pandémie annuelle

Selon une étude chinoise, le coût de l’inaction climatique est six à dix fois supérieur à celui de la stabilisation du réchauffement imposée par l’Accord de Paris. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement.

Révision annoncée du PNSE

Même philosophie pour les acteurs des transports terrestres. « L’État sera aussi au côté de la SNCF ». Les investissements annoncés en faveur de la rénovation du réseau ferré ne semblent pas menacés.

Elisabeth Borne a démenti que des constructeurs automobiles français, contrairement à leurs concurrents allemands, soient tentés de faire retarder le prochain durcissement des normes d’émission de polluants. « Nous verrons comment on pourra accompagner le redémarrage du secteur automobile » ; secteur qui a beaucoup misé, souligne-t-elle, sur les véhicules à très faibles émissions.

Rappelant l’origine naturelle de la pandémie, la ministre a proposé aux députés de réfléchir à une révision du plan national santé environnement (PNSE). Sa future version « devra mieux prendre en compte les zoonoses et les impacts que la qualité de l’air peut avoir sur les maladies respiratoires. »

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