En Europe, la facture climatique s’alourdit

Une inondation à Budapest. La Hongrie fait partie des pays européens les plus touchés par les catastrophes naturelles.

Les évènements climatiques extrêmes, à l’origine de 400 milliards d’euros de pertes entre 1980 et 2013, sont de plus en plus coûteux pour l’Europe, révèle un rapport de l’Agence européenne pour l’environnement . Un article de notre partenaire le JDLE.

« Le changement climatique présente des risques de plus en plus graves pour les écosystèmes, la santé humaine et l’économie en Europe », a constaté le 25 janvier l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) dans son rapport sur les effets européens du réchauffement, publié tous les quatre ans.

Parmi ses effets les plus évidents, les évènements climatiques extrêmes, tels qu’inondations et canicules. Selon l’AEE, ces épisodes auraient causé 393 milliards d’euros de pertes à 33 pays européens entre 1980 et 2013.

Catastrophe la plus coûteuse, les inondations qui ont frappé l’Europe centrale en 2002 (20 milliards d’euros), suivies de la canicule de l’été 2003 (16 milliards d’euros) et la tempête Lothar de l’hiver 1999 (14 milliards d’euros).

53 milliards d’euros pour la France

Les trois pays les plus touchés sont l’Allemagne (79 milliards d’euros), l’Italie (60 milliards d’euros) et la France (53 milliards d’euros). Rapporté au PIB, ce sont la République tchèque (0,24 %), la Croatie (0,20 %) et la Hongrie (0,18 %) qui ont encaissé les pertes les plus lourdes —contre 0,09 % pour la France.

La facture s’alourdit avec le temps: de 7,6 milliards d’euros par an pendant les années 1980, elle s’est élevée à 13,7 milliards d’euros par an au cours des années 2000. Cette hausse pourrait certes être liée à la hausse de la population et au développement dans les zones à risque, mais aussi à une hausse du risque climatique au fil du temps.

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