Vers un « programme environnemental transatlantique global » entre l’UE et les États-Unis d’Amérique

L’UE propose de fixer un « programme environnemental transatlantique global » afin de coordonner les positions américano-européennes sur le changement climatique en vue de l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche. [Source: EC - Audiovisual Service]

L’UE propose de fixer un « programme environnemental transatlantique global » afin de coordonner les positions américano-européennes sur le changement climatique en vue de l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche.

Le nouveau programme vert mis en avant par la Commission européenne mercredi (2 décembre) fait partie d’une proposition plus large pour un « nouveau programme transatlantique, tourné vers l’avenir », faisant suite à quatre ans de tumultes sous l’administration Trump.

« Tournons-nous vers l’avenir, pas vers le passé. Insufflons une nouvelle jeunesse à nos relations. Construisons un partenariat qui assure la prospérité, la stabilité, la paix et la sécurité aux citoyens à travers nos continents et partout dans le monde. N’attendons plus – il est temps de se mettre au travail », a indiqué le haut représentant/vice-président de l’Union européenne (HR/VP) Josep Borrell.

Parmi les priorités phares de l’exécutif européenne figure la proposition de créer un nouveau programme environnemental transatlantique global fondé sur « un engagement commun en faveur de la neutralité carbone d’ici à 2050 ».

Une promesse américaine d’atteindre le zéro net d’ici à 2050 refléterait l’objectif de la Commission européenne adopté en décembre de l’année dernière.

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L’Union européenne s’est engagée à devenir neutre sur le plan climatique d’ici à 2050, un « signal fort » envoyé par le continent en pleine COP25, mais terni par l’absence de la Pologne, qu’elle n’a pas réussi à convaincre.

« Accompagnés de nos partenaires, l’UE et les États-Unis d’Amérique peuvent mener le monde vers une économie verte, circulaire, compétitive et inclusive. Cela nécessitera des investissements, des innovations et de bons signaux en matière de prix », peut-on lire dans le document rédigé par la Commission européenne.

Le mécanisme d’ajustement aux frontières imaginé par le navire européen est l’une des « clés de voûte » de la possible coopération transatlantique. Le dispositif permet de prélever des droits de douane sur les produits importés de pays ne taxant pas ou pas assez les émissions de CO2, de manière à assurer des conditions de concurrence équitables aux producteurs de l’UE soumis à une telle taxation.

L’Europe et les États-Unis d’Amérique pourraient coopérer afin de fixer un modèle mondial à cet égard, poursuit la Commission européenne, appelant à la mise en place d’une initiative conjointe entre Bruxelles et Washington en matière de commerce et de climat au sein de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).

Parmi les autres propositions mises sur la table figurent « une alliance pour les technologies vertes, un cadre réglementaire mondial pour une finance durable, un leadership commun dans la lutte contre la déforestation et le renforcement de la protection des océans ».

En tant que centres financiers et législateurs majeurs, l’UE et les États-Unis d’Amérique sont les mieux placés pour esquisser un cadre réglementaire visant à soutenir les investissements privés dans les technologies vertes, a renchéri le bloc, citant sa proposition récente pour une taxonomie financière durale.

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