L’UE vise le leadership mondial dans les technologies de l’énergie [FR]

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Le 22 novembre, la Commission publiera un Plan technologique stratégique pour l’énergie (Plan SET) pour aider l’UE à atteindre les objectifs contraignants en matière d’énergie renouvelable tout en réduisant les émissions de CO2. Bruxelles espère que le plan stimulera un secteur technologique « propre », encore affecté par des coûts élevés, des obstacles au marché et le sous investissement.

D’après une déclaration de la Commission le 19 novembre, l’objectif du Plan SET sera d’accélérer la mise à disposition des technologies énergétiques tout en engageant l’industrie européenne dans le processus afin de devenir le leader mondial dans ce secteur.

En référence au sous-investissement cumulé dû au pétrole bon marché, la Commission déplore la faiblesse structurelle de la technologie énergétique et du processus d’innovation. En exemple, elle cite les délais d’attente pour introduire les nouvelles technologies sur le marché de masse, les investissements bloqués dans les infrastructures, les différents défis que représentent les mesures d’incitation et les connections aux réseaux.

Le financement et les investissements du secteur privé dans la R&D pour l’énergie diminuent dans l’UE depuis 1991, selon la Commission, qui utilisera les efforts de développement aux Etats-Unis et au Japon en comparaison aux efforts réalisés par l’UE dans la « carte technologique » devant être intégrée dans le Plan SET. Le but de cette carte sera de déterminer la situation actuelle de l’UE et ce que l’on peut attendre à l’avenir en termes de développement de la technologie énergétique.

Même si les détails du Plan SET ne sont pas encore connus, la Commission souligne le potentiel de 14 technologies énergétiques et la nécessité d’un cadre politique à long terme.

Les énergies renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne, apparaissent sur la même liste que le nucléaire et la génération de combustibles fossiles décarbonisés en raison de leur potentiel à court terme. L’énergie de fusion, l’hydrogène, les piles à combustibles et la dernière génération de réacteurs nucléaires font partie d’une approche à long terme qui nécessitera d’importantes innovations pour réduire les coûts et faciliter leur adoption par le marché, selon le communiqué de presse.

Dans sa communication de janvier, la Commission a également indiqué que « la mise en place de conditions et d’incitations pour le développement et l’assimilation de technologies énergétiques est une question de politique publique » et a proposé un certain nombre de mesures nationales et européennes, dont notamment :

  • Des fonds de recherche européens et un financement favorable soutenu par la Banque européenne d’investissement (BEI) ;
  • Des instruments législatifs européens qui stimulent la demande pour les technologies, y compris des objectifs, des exigences minimales, l’échange d’émissions, l’étiquetage, des certificats verts, etc. ; 
  • Un renforcement de la coordination des efforts en matière de recherche et d’éducation, notamment grâce à l’Institut européen de technologie (IET).

L’annexe de la communication contient « un certain nombre de technologies énergétiques appelées à jouer un rôle important à l’avenir », dont l’énergie géothermique et la capture et le stockage du carbone (CSC – lire un article récent d’EURACTIV  sur le sujet) et l’énergie marine.

Un certain nombre de succès technologiques est souligné par la Commission dans son communiqué de presse du 19 novembre : le wave dragon, convertisseur d’énergie des vagues en mer fabriqué au Danemark, le projet Sol Air qui convertit l’énergie solaire et thermique en eau chaude, le projet de séquestration du carbone CASTOR, ainsi que le projet de recherche nucléaire NULIFE.

Les technologies sont considérées comme un élément clé du développement de la politique énergétique pour l’Europe, officiellement lancée avec la publication du paquet climat et énergie de la Commission le 10 janvier 2007, approuvé par les dirigeants européens en mars.

Une communication portant sur le Plan SET, présentée comme un élément du paquet de janvier, affirme que « l’Union européenne et le reste du monde n’ont pas réagi assez rapidement pour développer l’utilisation de technologies énergétiques à émissions de carbone faibles ni pour améliorer l’efficacité énergétique » afin de faire face aux défis de la hausse des prix du pétrole et des émissions de gaz à effet de serre (GES).

  • 22 nov. 2007 : la Commission doit présenter le Plan technologique stratégique pour l’énergie (Plan SET).
  • mars 2008 : le Plan SET, notamment les options de financement, doit être discuté au Conseil européen de printemps.

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