La Fedene plaide pour une évaluation « par quartier » de la performance énergétique des bâtiments

L'un des points clés de la révision de la directive sera l’évolution des diagnostics de performance énergétique pour les bâtiments. [ALDECA studio / Shutterstock]

A quelques jours de la publication du projet de révision de la directive européenne sur la performance énergétique des bâtiments, le 14 décembre prochain, les professionnels du secteur mettent en garde contre l’adoption d’objectifs trop ambiteux au niveau des constructions individuelles, privilégiant une approche par quartier.

Selon le premier vice-président de la Fedene (Fédération des services Energie Environnement), Pascal Guillaume, la cohérence de la directive PEB avec les mesures de promotions des énergies renouvelables sera « la clé du succès » de la décarbonation des bâtiments.

En France, les bâtiments sont aujourd’hui responsables de 27 % des émissions de CO2 et de 45 % de la consommation d’énergie finale. 

Envisager la performance énergétique « par quartier »

La directive PEB devrait imposer des mesures contraignantes visant à ce que les nouveaux bâtiments construits à partir de 2030 répondent à des normes zéro émission.

Le texte devrait également introduire des normes minimales de performance énergétique pour les bâtiments existants afin d’atteindre l’objectif, d’ici 2050, d’un parc immobilier à zéro émission. 

Mais pour Pascal Guillaume, ce dernier objectif paraît trop ambitieux. « Le fond du problème, ce sont les bâtiments existants » explique-t-il. Il suggère de raisonner en termes de « performance énergétique par quartier », c’est-à-dire d’associer la performance de plusieurs bâtiments, certains à énergie positive, certains à faible performance, pour établir une évaluation sectorielle.

« Il ne faut pas se contraindre à la maille du bâtiment » plaide-t-il. 

Une attention particulière aux DPE

Autre point de la directive très attendue par les professionnels du secteur : l’évolution des diagnostics de performance énergétique (DPE) pour les bâtiments.

« En France, la loi Climat et Résilience [du 21 août 2021] a défini des objectifs afin d’éradiquer progressivement les bâtiments peu performants », rappelle Pascal Guillaume. Un calendrier d’interdiction de location des passoires énergétiques a ainsi été établi : les logements classés G en 2025, classés F en 2028, classés E en 2034… pour la France métropolitaine.

Selon le vice-président de la Fedene, les DPE constituent « un outil permettant de cartographier le patrimoine immobilier et donc d’avoir une stratégie de rénovation pertinente. Ce que dira la révision de la directive à ce propos sera important ». Rendez-vous donc le 14 décembre.

Les associations de consommateurs européens encouragent le déploiement des pompes à chaleur électriques

Dans une « étude comparative des options de chauffage vert », le bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) affirme que la pompe à chaleur électrique est la meilleure solution pour le chauffage individuel.

 

Subscribe to our newsletters

Subscribe