La France n’investirait pas assez en faveur du climat

Lors d'une marche pour le climat, le 8 septembre à Nantes. [Franck Dubray/Ouest-France]

Actuellement, la France investit 40 milliards par an en faveur du climat. Pas assez, selon les spécialistes, surtout que le pays continue d’investir deux fois plus dans les énergies fossiles. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Les investissements en faveur du climat ont progressé en France mais restent toujours très inférieurs à ce que le pays devrait mobiliser pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, selon un rapport publié ce lundi du groupe de réflexion I4CE.

Les investissements pour le climat dépassent désormais les 40 milliards d’euros mais « les besoins en la matière sont compris entre 50 et 70 milliards d’euros par an », note l’Institute for Climate Economics (I4CE), émanant de la Caisse des Dépôts, dans son panorama annuel.

Les investissements ont pourtant progressé depuis trois ans, tirés par les efforts en faveur de l’efficacité énergétique. « Mais cette hausse est trop timide pour combler le déficit d’investissement annuel », remarque le groupe de réflexion.

Alerte rouge sur le changement climatique, selon Fabius

La communauté internationale doit « tripler ses efforts » pour réduire les émissions. Et l’Europe doit prendre les devants, estime Laurent Fabius, président de la COP21 à quelques mois d’une conférence onusienne cruciale.

 

 

Pas dans les clous des objectifs

Ce constat prend comme référence les objectifs fixés par la France dans sa stratégie nationale bas-carbone – qui vise la neutralité carbone en 2050 – et sa politique pluriannuelle de l’énergie (PPE). Mais la France s’apprête à revoir ces objectifs, si bien que l’écart entre les besoins et la réalité pourrait encore s’élargir.

« Le retard pris entre 2016 et 2018 représente des investissements manqués à hauteur de 40 à 90 milliards d’euros. Pour rattraper ce retard entre 2019 et 2023 et couvrir les besoins initiaux, il faudrait investir entre 55 et 80 milliards d’euros par an », note le rapport.

Les écarts d’investissement sont importants dans les secteurs de la rénovation des bâtiments, les véhicules bas-carbone et dans le déploiement des réseaux de chaleur.

L’Institut note au passage que le pays investit deux fois plus dans les énergies fossiles dont l’usage est défavorable au climat.

« De l’ordre de 70 milliards sont investis annuellement dans des véhicules (souvent) ou des chaudières (parfois) qui consomment trop d’énergies fossiles », relève le rapport.

L’UE veut cartographier les risques liés au réchauffement climatique

Alors que les événements météorologiques extrêmes se multiplient, la Commission européenne s’apprête à lancer une « base de données des risques », afin de recenser les pertes et dommages liés aux catastrophes naturelles.

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