La pression monte pour présenter des candidates à la Commission européenne

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Sept pays n’ont pas encore trouvé leur candidat à l’exécutif européen. Et il manque encore des candidatures féminines pour atteindre la parité réclamée par Ursula von der Leyen.

Le quota d’homme au sein de la Commission européenne est quasiment atteint. 11 pays ont déjà présenté des candidats plutôt que des candidates, qui ont été accepté par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen.

En revanche, seules 8 femmes ont été présentées. Les 8 postes restant à pourvoir d’ici fin août, doivent donc être attribuées à des femmes principalement (6) pour seulement 2 hommes. Le nombre total de postes à pourvoir, si l’on exclut ceux du Haut représentant aux affaires étrangères et de la présidente de la Commission européenne, monte en effet à 26.

Les pays retardataires, qui n’ont pas encore trouvé d’accord avec Ursula von der Leyen sur le sujet, se retrouvent de facto face à une pression pour présenter une femme.

Ursula von der Leyen et Macron disent vouloir "régénérer l'Europe"

La nouvelle présidente de la Commission européenne a choisi Paris pour sa première visite officielle. Une manière de remercier Emmanuel Macron, qui a porté sa candidature, et d’afficher un front commun avec le président français.

Une femme pour la France, qui a défendu la parité

La France en premier lieu, qui a lourdement insisté sur cette question de la parité pour les principaux postes européens, ce qui lui a déjà permis d’obtenir la tête de la BCE avec Christine Lagarde.

Et Paris devrait continuer de jouer la carte de la parité, comme logiquement 5 des pays restants, soit l’Italie, la Belgique, la Hongrie, le Portugal, la Roumanie, la Croatie ou la Suède.

A Paris, qui avait le portefeuille du climat en ligne de mire, les prétentions auraient changé, pour un portefeuille économique. Mais l’objectif reste visiblement de nommer une femme. Pour l’instant, les autres pays ayant nommé un ou une commissaire ne se sont pas vu attribuer de portefeuille, du moins pas officiellement.

Donner le poste à Pascal Canfin, élu eurodéputé aurait posé un double problème : de parité, mais aussi de poste, puisque la France risquerait alors de perdre une présidence de commission,  le poste de président étant alors remis en jeu.

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