L’année 2019 bat (presque) tous les records de température

Un militant lors d'une marche pour le climat à Washington, aux États-Unis, en 2017. [Shutterstock]

2019 a été la deuxième année la plus chaude depuis l’invention de la météorologie, estime l’OMM. Un article de notre partenaire, le journal de l’Environnement.

Comme une impression de déjà-vu. Dans son rapport annuel sur l’état du climat, publié mardi 10 mars, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) indique qu’une nouvelle marche a été franchie dans le réchauffement global. L’an passé, rappelle l’institution onusienne, la température moyenne globale a été supérieure de 1,1 °C par rapport à l’ère préindustrielle.

Dit autrement, 2019 a été la seconde année la plus chaude depuis l’invention de la météorologie. Seule 2016 et son très fort El Niño conserve son record de chaleur. « Nous ne sommes pas sur la voie qui nous permettra d’atteindre les buts fixés par l’Accord de Paris », confirme le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres.

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Vagues de chaleur marines

Ce constat vaut pour les continents comme pour les océans. L’an passé, souligne l’OMM, « au moins 84 % des mers ont connu au moins une vague de chaleur. » Véritable éponge à carbone, l’océan absorbe 23 % du CO2 que nous émettons. Ce qui accroît son acidité, mais diminue sa charge en oxygène. « Depuis le milieu du siècle dernier, l’océan a perdu 1 à 2 % de son oxygène. »

La situation n’est guère meilleure sur la glace. La masse des glaciers du Groenland s’est allégée de 329 milliards de tonnes, en 2019 : un quart de mieux (si l’on peut dire) que durant les années 2002-2016. 2019 est aussi la 32e année consécutive, où les glaciers « de référence » ont perdu du poids.

Les sociétés humaines ont aussi été rudement touchées. Les vagues de chaleur estivale ont tué une centaine de personnes au Japon, 400 aux Pays-Bas, près de 600 au Royaume-Uni et 1 462 en France. Parce que les conditions climatiques leur sont plus favorables, les moustiques Aedes aegypti et Aedes albopictus prolifèrent. L’an passé, ces insectes vecteurs de la dengue ont infecté près de 3 millions de personnes sur le continent américain.

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