Le réchauffement va fragiliser la production mondiale d’électricité

electricity_wires_pylon_creditnick_page_flickr.jpg [Nick Page/Flickr]

Le réchauffement menace la production d’électricité mondiale, révèle un rapport publié mardi 19 juin par 4 associations. D’ici à 2050, 270 centrales électriques pourraient avoir les pieds dans l’eau. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement

C’est un avenir sombre qu’entrevoient le C40, le Global Covenant of Mayors for Climate & Energy, l’Urban Climate Change Research Network (UCCRN) et Acclimatise dans leur rapport, intitulé « The future we don’t want », qui dresse la situation guettant les grandes villes mondiales face au réchauffement.

Les auteurs du rapport prennent comme hypothèse la plus pessimiste, mais actuellement la plus probable, celle d’émissions de gaz à effet de serre toujours aussi élevées, selon l’un des scénarios RCP8.5 du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

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Une coalition d’acteurs représentant 21 000 milliards d’euros d’actifs exhorte les dirigeants européens à accélérer la transition vers une économie sans carbone.

1.6 milliards de terriens sous régime caniculaire

Selon les calculs des auteurs, le réchauffement frappera la population urbaine de bien des manières : vagues de chaleur meurtrières (qui affecteront régulièrement 1,6 milliard de personnes en 2050, contre 200 millions actuellement), difficultés d’accès à l’eau potable, insécurité alimentaire. Quant à la hausse du niveau de la mer, elle devrait menacer 570 villes de plus de 100.000 habitants en 2050, pour une population estimée à plus de 800 millions de personnes.

230 grandes villes en précarité énergétique

Le rapport se penche également sur une menace encore peu étudiée, celle d’une fragilisation de la production d’électricité du fait de la hausse du niveau de la mer. Les chercheurs ont identifié 270 centrales à travers le monde particulièrement exposées à ce risque : situées à moins de 5 kilomètres de la côte, elles sont implantées sur des terrains ne dépassant pas cinq mètres au-dessus du niveau de la mer.

La Commission reste réticente face aux mécanismes de capacité d’électricité

L’exécutif européen tente de limiter le développement de tels dispositifs, prônés par certains États comme moyen d’assurer leur sécurité d’approvisionnement en électricité.

Conséquence : 230 grandes villes, habitées par un total de 450 millions de personnes, seraient ainsi confrontées à de fréquentes coupures. Parmi les grandes villes les plus menacées, le rapport évoque Londres, New York, Shanghai, Bombay, Calcutta et Madras.

Une menace politique et économique

« Si la production énergétique fait défaut, les villes auront du mal à assurer l’accès à l’eau potable et à l’alimentation, le transport, le traitement des déchets, le fonctionnement du système de santé et le réseau de communications. Cela peut avoir des effets en cascade sur l’économie, avec de rapides conséquences au niveau politique, des entreprises et de la population locale », préviennent les auteurs.

 

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