Le risque de famine s’aggrave une nouvelle fois en 2017

Alors que la moitié de la population mondiale n’a toujours pas accès aux services de santé les plus essentiels, l’aide publique au développement et l’action multilatérale en santé font partie des moyens les plus efficaces d’aider des pays comme l’Éthiopie [Giro 555 SHO/ Flickr]

Conflits et sécheresses font grimper le nombre de personnes en situation de crise alimentaire dans le monde, selon l’ONU. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Le rapport mondial sur les crises alimentaires, élaboré par les Nations Unies et d’autres partenaires, dont l’UE, révèle que 124 millions de personnes dans le monde se trouvent «  en situation d’insécurité alimentaire nécessitant une action humanitaire urgente », soit une hausse de 16 millions (11 % par an) par rapport à 2016.

En 2016, 108 millions de personnes ont été à la merci de la famine dans 48 pays, contre 80 millions enregistrés en 2015.

Selon le rapport présenté par l’UE, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ainsi que le Programme alimentaire mondial (PAM), cette augmentation est largement due à l’intensification des conflits, aux conditions climatiques extrêmes et à la hausse des prix des aliments de base.

Les pays les plus touchés en 2017 sont le Nigeria, la Somalie, le Yémen et le Soudan du Sud, où 32 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire ont nécessité une aide d’urgence, soit 16 % de plus qu’en 2016.

Le Yémen continue d’être de loin « le pays confronté à la plus grande crise alimentaire au niveau mondial ». La situation devrait même se détériorer « en raison de l’accès restreint aux ressources, de l’effondrement économique et des épidémies ».

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Les principaux coupables

Les conflits resteront probablement les principales causes de crise alimentaire en 2018 dans des pays tels que l’Afghanistan, la République centrafricaine, la République démocratique du Congo, le nord-est du Nigeria, la région du lac Tchad, le Soudan du Sud, la Syrie et le Yémen, ainsi que la Libye, et le Sahel central (Mali et Niger).

La faim dans le monde est aussi liée au climat. Sa deuxième cause est en effet la sécheresse prolongée, responsable de mauvaises récoltes dans 23 pays – déjà en situation de malnutrition – en Afrique orientale et australe. Elle augmentera probablement l’insécurité alimentaire dans plusieurs pays d’Afrique.

La FAO invite donc le Réseau mondial contre les crises alimentaires à s’allier pour coordonner leurs opérations humanitaires, de développement et de paix et à assurer une meilleure coordination entre les organisations humanitaires.

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