Les ministres européens de l’environnement soutiennent le concept d’éco-efficacité [FR]

Augmentation de l’efficacité écologique, mise en place de nouvelles éco-taxes et abolition des subventions qui vont à l’encontre de la protection de l’environnement sont les principaux éléments de la nouvelle politique environnementale européenne recommandée par la Présidence finlandaise au cours du sommet informel des ministres de l’environnement à Turku.

Lors du sommet informel de Turku (Finlande) du 14 au 16 juillet 2006, les ministres européens de l’environnement ont débattu d’une proposition de la Présidence finlandaise visant à mettre en place une « nouvelle génération de politique de l’environnement » (voir EURACTIV, 5 juillet 2006). Dans son discours d’ouverture, le commissaire en charge de l’environnement, Stavros Dimas, a souligné que « l’Europe était encore très loin d’un modèle de développement que l’on pourrait qualifier de durable ». 

Avec le slogan « le moins c’est le plus », la Présidence finlandaise a présenté des mesures afin de promouvoir l’éco-efficacité et d’intégrer le concept d’efficacité énergétique et de matériaux durables dans toutes les politiques de l’UE. Selon les ministres de l’environnement, des évolutions dans les habitudes de production et de consommation sont nécessaires et doivent être encouragées par des incitations économiques et la prise en compte des coûts environnementaux dans le prix des produits. Les ministres ont demandé à la Commission de rédiger un Livre vert sur l’utilisation des mécanismes du marché dans les politiques ayant trait à l’environnement. Les éco-taxes et l’impact indirect de certaines subventions sur l’environnement doivent être notamment abordés dans ce document.

Les conclusions des conseils informels ne sont en rien contraignantes, mais les recommandations de Turku devraient alimenter la réflexion sur la réforme du sixième programme d’action communautaire pour l’environnement à l’automne 2006.

Le 13 juillet, le Bureau européen de l’environnement a présenté ses « dix tests environnementaux pour la présidence finlandaise ». Selon Bernt Nordman de la Société finlandaise pour la nature et l’environnement, membre du BEE, « l’UE a perdu de son dynamisme pour faire face aux problèmes environnementaux. Nous avons besoin de nouvelles et importantes initiatives qui vont pousser le marché vers le développement durable, telles que des réformes fiscales dans le domaine de l’environnement et une prise en compte systématique des aspects environnementaux dans les marchés publics ».

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