Les partis écologistes cartonnent en Europe

Katharina Schulze et Ludwig Hartmann, leaders du parti Verts allemand lors d'une conférence de presse à Munich en Allemagne, le 15 octobre 2018. [Lukas Barth-Tuttas EPA/MAXPPP]

En Belgique, au Luxembourg, en Bavière, les écologistes sont les grands gagnants des élections du week-end, en séduisant au travers des questions climatiques de nouveaux électeurs. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Les partis écologistes européens affichent une belle santé dans les urnes, portés par la crise du climat. Die Grünen, les Verts allemands, ont doublé leur score aux législatives de Bavière, dimanche. Avec 17,5 %, ils sont la deuxième force du Parlement derrière les conservateurs de la CSU (37,2 %). Le vote écolo est surtout jeune et urbain. Dans une vingtaine de villes, les Verts dépassent la CSU. À Munich, la capitale, ils ont remporté 30,3 % des voix, contre 25,2 % pour la CSU.

La montée des Verts est une tendance de fond en Allemagne. Ce parti a capté des déçus de la coalition du 4e mandat d’Angela Merkel, en piochant dans le réservoir des conservateurs, autant que dans celui des sociaux-démocrates. Il a l’expérience du pouvoir : il dirige le Bade-Wurtemberg et codirige neuf régions, sur la base de programmes négociés en amont, aussi bien avec la gauche que la droite. Un pragmatisme dont pourraient s’inspirer les Verts français, en manque de résultats…

En Bavière, les Verts mettent fin au monopole historique de la CSU

Le parti bavarois affilié à la CDU d’Angela Merkel a subi un revers historique lors des élections régionales. Les Verts deviennent quant à eux la deuxième force politique du Land. Un résultat qui augure de nouvelles difficultés pour la chancelière.

Deuxième parti à Bruxelles

Les écologistes ont aussi fleuri aux élections communales de Belgique, dimanche. « Ecolo-Groen progresse partout en Wallonie (sud francophone) et dans la région Bruxelles-Capitale », remarque le politologue Pascal Delwit. Le parti vert pourrait compter plusieurs nouveaux maires dans l’agglomération de Bruxelles. « Il gagne 550 conseillers communaux », se félicitait-on au siège national. Un renouvellement très féminin : « Bravo à Uccle : 13 sièges dont 8 femmes », jubilait l’élue Perrine Ledan.

Les Verts belges ont souvent servi de refuge aux électeurs déçus par les partis traditionnels. C’est encore le cas, avec les scandales politico-financiers Publifin et du Kazakhgate auxquels ont été mêlés le Parti socialiste et le Mouvement réformateur (MR, libéral).

Trois sièges en plus au Luxembourg

Les écologistes luxembourgeois – Die Gréng – étaient aussi en joie, dimanche. Ils doublent leur score, en remportant 14,65 % des suffrages et trois sièges supplémentaires à la Chambre. Carole Dieschbourg, la jeune ministre de l’Environnement, a doublé son nombre de voix par rapport à 2013. À l’image des Allemands, les écologistes luxembourgeois ont l’expérience du pouvoir. Ils sont sept verts dans le gouvernement actuel.

Ces trois scores historiques sont un « bon signal pour les Européennes » de mai 2019, assure le Vert luxembourgeois Claude Turmes, qui liste des nouveaux motifs d’adhésion : la peur des pesticides, la lutte contre le réchauffement climatique, le dieselgate, la pollution de l’air…

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