Malgré l’urgence climatique, les négociations patinent à la COP 25

Les négociations patinent à la Conférence annuelle pour le climat. À mi-parcours, on sait déjà qu’aucun effort supplémentaire ne débouchera. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Fin de la première semaine de négociations, à Madrid. Et c’est déjà fichu pour obtenir des objectifs plus élevés en matière de réduction d’émissions de gaz à effet de serre dès la fin de cette COP25, le 13 décembre.

Afin de limiter le réchauffement climatique autour de 1,5 °C d’ici à la fin du siècle, l’Accord de Paris prévoit que les 196 pays signataires communiquent à l’ONU des engagements appelés contributions nationales. Elles doivent être revues tous les cinq ans. À la hausse, puisque les derniers rapports des experts climat du GIEC ont montré que celles données à Paris, en 2015, menaient la planète à une température en hausse de 3,2 °C.

La finance climat attendue sur le thème de l'équité à la COP 25

A la veille de la COP25, les ténors de la finance française se sont penchés, lors du Climate finance day, sur l’acceptabilité et l’injustice climatique.

La Convention climat de l’ONU doit enregistrer ces nouvelles ambitions à la COP26, à Glasgow, en 2020. L’urgence climatique, et le patron des Nations Unies Antonio Guterres, réclamaient une résolution dès cette session, afin d’adopter un calendrier plus serré et commun. Mais plusieurs pays sont arrivés au frein : l’Inde, le Brésil, le Japon, l’Arabie saoudite et l’Australie, alors que les pompiers de ce dernier pays manifestaient dans les rues pour réclamer davantage de moyens pour lutter contre les incendies liés aux sécheresses toujours plus violentes dans le bush.

Rien n’a débouché vendredi. Les dirigeants qui arrivent ce lundi, ont une petite semaine pour arracher un consensus.

Place aux politiques

Cette dernière semaine aura pour but que de dénouer les deux points qui bloquent encore pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris. D’une part, les pays les plus vulnérables demandent un mécanisme clair – et bien doté – pour les aider à lutter contre des catastrophes naturelles toujours plus rapprochées. D’autre part, les pays en voie de développement bataillent pour que le futur marché d’échanges des quotas de carbone leur profite.

Les délégations ont terminé leur boulot. Place à l’arrivée des politiques cette semaine. Les ministres doivent trancher…

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