Paris veut supprimer les véhicules à essence en 2030

Au programme : économie circulaire, Union de l'énergie et transports

Dans le cadre de son nouveau plan Climat Air Énergie territorial, la ville de Paris a décidé de supprimer tout véhicule à essence de ses rues en 2030 et tout véhicule diesel en 2024. Un article de notre partenaire, le Journal de l’Environnement.

La décision a été annoncée lors du comité de pilotage du plan Climat de Paris, qui sera soumis au Conseil de Paris en novembre prochain. La municipalité a expliqué qu’il ne s’agirait pas d’une «interdiction pure et simple» mais d’une «trajectoire à la fois crédible et soutenable».

Elle devance en tout cas le gouvernement qui avait annoncé, en juillet, la fin de la vente des véhicules thermiques dans l’Hexagone en 2040. «Si l’on veut que cet objectif soit atteint, il faut qu’il intervienne plusieurs années avant en zone urbaine, et en particulier dans les grandes villes», écrit la ville de Paris, dans un communiqué diffusé ce 12 octobre.

Au nom de la qualité de l’air et du climat

«L’objectif, c’est de planifier à long terme la fin des énergies fossiles et des véhicules thermiques en 2030. Cela répond à un impératif par rapport au climat et à la qualité de l’air. Le secteur des transports est l’un des principaux émetteurs de gaz à effet de serre», a affirmé Christophe Najdovski, maire adjoint en charge des transports.

L’élu mise sur la durée. En 12 ans, une bonne partie du parc automobile sera en effet renouvelé. «C’est une opportunité donnée à l’industrie automobile de se réinventer», a-t-il ajouté.

Pour parvenir à ses fins, la municipalité compte sur le développement des alternatives à la voiture et sur le renforcement des aides financières incitant les particuliers et les professionnels à acheter des véhicules propres.

La maire de Paris Anne Hidalgo multiplie les mesures pour réduire la place de la voiture en ville. Elle a déjà mis en place la piétonisation d’une partie des voies sur berge de la rive droite, aménagé des zones dont la vitesse est limitée à 30 kilomètres par heure et appliqué le système de vignettes Crit’air pour distinguer les véhicules les plus polluants. Des mesures plutôt bien acceptées par les Parisiens, dont seuls 40% disposent d’une voiture.