Pays-Bas et France appellent à rehausser l’ambition climatique européenne

Des vélos à la COP23

Alors que la COP23 touche à sa fin, le bilan le plus positif que l’on peut en tirer revient aux acteurs non-étatiques. Pays-Bas et France souhaitent aussi réviser l’ambition européenne pour 2030 à la hausse.

C’est une certaine satisfaction qu’ont affiché plusieurs leaders politiques à la veille de la  fin de la COP23, quand bien même les résultats des négociations semblent pour l’heure légers. Les 15 jours de discussions sont restés marqués par le choc de la sortie des États-Unis de l’accord de Paris, et le manque de leadership clair.

« Il y a des acquis dans cette COP : dans la méthode, via la plate-forme de Talanoha ; sur la prise en compte du genre, sur la plate-forme des peuples indigènes, mais il reste des questions, notamment sur les finances. On espère que l’évènement du 12 décembre pourra prendre le relais », a souligné le ministre de la transition écologique français, Nicolas Hulot.

Côté européen, la présidence estonienne s’est engagée à répondre à la question de l’avant 2020, posée par les pays du Sud au début de la COP. « L’UE ratifiera d’ici la fin de l’année l’amendement de Doha », a indiqué la présidence tournante estonienne.

Côté américain, la représentante du gouvernement Judith Garber, secrétaire d’État adjointe aux Affaires scientifiques et environnementales, a déclaré que son pays soutiendrait « les énergies les plus propres, les plus efficientes, quelles qu’en soient les sources », évoquant notamment le charbon propre (relié à un système de captage et de stockage de carbone), qui n’est pas une solution réaliste pour l’heure.

La COP23 à la recherche de leadership politique

Entre l’Allemagne qui creuse ses mines de charbon, l’UE empêtrée dans ses contradictions et la France qui apporte des idées mais aucun nouvel engagement, l’épisode politique de la COP s’est avéré un peu léger.

Mais l’aspect le plus positif de ces 15 jours de foire du climat réside sans doute dans le réveil de la société civile, très présente, et d’où qui sont venues les annonces les plus significatives.

Entre une coalition de 25 pays qui s’engagent à sortir du charbon, une forte mobilisation de la société civile américaine dans la coalition « WeAreStillIn », mais aussi le Fonds de pension norvégien qui a fait chuter les actions européennes jeudi en annonçant supprimer ses investissements dans les énergies fossiles, l’engagement de certains États supplémentaires pour l’objectif de neutralité carbone en 2050, la liste à la Prévert des engagements de la COP23 est éloquente.

Et sans doute plus parlante que les quelques 180 pages de précisions techniques, négociées à huis clos entre diplomates qui pourraient ne pas être finalisées lors de la fin de la réunion.

Rehausser l’ambition : l’angoisse de 2020

Côté discussions, les modalités du rendez-vous de 2018, qui doit acter d’une réévaluation des ambitions respectives, a pris du temps. « Nous allons travailler à un relèvement de l’ambition avec l’Europe, et nous souhaitons que ce soit dans les délais les plus courts », a déclaré Nicolas Hulot, alors que le sujet reste une source de tension.

L’ambition européenne la plus sérieuse a toutefois été appelée de ses vœux par Erik Wiebes, ministre néerlandais du climat, qui a plaidé pour une cible de réduction d’émissions de 40 à 55 %, contre 40 % actuellement.

« Il faut ouvrir la discussion du rehaussement de l’ambition européenne lors de la réunion des ministres en décembre », a réclamé Wendel Trio, directeur du Réseau Action Climat.

La perspective du relèvement de l’ambition avant 2020, qui est une des conditions de l’accord de Paris, qui a crispé les négociateurs à Bonn.

« La Chine et les pays en voie de développement ne voulaient pas se retrouver seuls face à l’échéance 2020, après le départ des États-Unis. Mais au final on a vu deux leaders émerger, la Chine d’un côté, l’UE de l’autre, même si la répartition des rôles est encore en devenir » observe Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice de la France sur le climat, et désormais à la tête de la Under2° qui vise à multiplier les engagements d’émissions nettes de zéro d’ici 2050.

Contexte

 

C’est une certaine satisfaction qu’ont affiché plusieurs leaders politiques à la veille de la COP23, quand bien même les résultats des négociations semblent pour l’heure légers. Les 15 jours de négociations sont restées marquées par le choc de la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris, et la recherche d’un leadership pour les négociations semblent encore en devenir.

« Il y a des acquis dans cette COP : dans la méthode, sur la plate-forme de Talanoha ; sur la prise en compte du genre, sur la plate-forme des peuples indigènes , mais il reste des questions, notamment sur les finances. On espère que l’évènement du 12 décembre pourra prendre le relais » a souligné le ministre de la transition écologique français, Nicolas Hulot.

Côté européen, la présidence estonienne s’est engagé à répondre à la question de l’avant 2020, posée par les pays du Sud au début de la COP. « L’UE ratifiera d’ici la fin de l’année l’amendement de Doha » a indiqué XXX.

 

Côté américain, la représentante du gouvernement a XXXXXX

 

Mais l’aspect le plus positif de ces 15 jours de foire du climat réside sans doute dans le réveil de la société civile, très présente, et d’où qui sont venues les annonces les plus significatives.

 

Entre une coalition de 25 pays qui s’engagent à sortir du charbon, une forte mobilisation de la société civile américaine dans la coalition «WeAreStillIn », mais aussi le Fonds de pension norvégien qui annonce se retirer de ses investissements dans les énergies fossiles, l’engagement de certains Etats supplémentaires pour l’objectif de neutralité carbone en 2050 , la liste à la Prévert des engagements de la COP23 est éloquente. Et sans doute plus parlante que les quelques 180 pages de précisions techniques, négociées à huis clos entre diplomates qui ne seront sans doute pas finalisées lors de la fin de la réunion.

Réhausser l’ambition : l’angoisse de 2020

Côté discussions, les modalités du rendez-vous de 2018, qui doit acter d’une réévaluation des ambitions respectives, a pris du temps. « Nous allons travailler à un relèvement de l’ambition avec l’Europe, et nous souhaitons que ce soit dans les délais les plus courts » a déclaré Nicolas Hulot, alors que le sujet reste une source de tension.

C’est en effet cette perspective de relèvement de l’ambition avant 2020, qui est une des conditions de l’accord de Paris, qui a crispé les négociateurs. « La Chine et les pays en voie de développement ne voulaient pas se retrouver seuls face à l’échéance 2020, après le départ des Etats-Unis. Mais au final on a vu deux leaders émerger, la Chine d’un côté, l’UE de l’autre, même si la répartition des rôles est encore en devenir » observe Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice de la France sur le climat, et désormais à la tête de la coalition Under2° qui vise à multiplier les engagements d’émissions nettes de zéro d’ici 2050.

 

 

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