Prochaine COP en Pologne, l’autre pays du charbon

Le charbon, une énergie au coût écologique lourd. [Vyacheslav Svetlichnyy/Shutterstock]

La COP24 se tiendra à Katowice en 2018. Une étape attendue, dans un pays qui produit 80% de son électricité au charbon. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

La COP23 s’étant déroulée à Bonn en Allemagne n’a servi qu’à jeter des bases pour 2018. Rendez-vous est donné en Pologne, l’autre pays du charbon, à Katowice pour la COP24.

Le bilan de cette COP23 à Bonn en Allemagne est maigre. « Les seules avancées sont techniques, comme la création de programmes de travail » sur la sécurité alimentaire ou le droit des peuples autochtones, liste Lucile Dufour, responsable des négociations du Réseau Action Climat. Le prochain rendez-vous a lieu en 2018 en Pologne, un grand utilisateur du charbon.

Avec des réserves qui la placent dans le top 10 mondial, la plus forte production dans l’Union européenne et une électricité qui provient à 80 % de centrales à charbon, la Pologne a toutes les raisons de défendre son or noir. Cela tombe bien : le pays accueillera la COP24, fin 2018, à Katowice.

La Pologne a pourtant changé depuis 2008 : elle importe plus de charbon qu’elle n’en exporte. Y compris auprès de fournisseurs réputés inamicaux, comme la Russie et les républiques séparatistes du Donbass, en Ukraine. Un paradoxe, alors que Varsovie pousse l’UE à importer moins de gaz russe…

Le pays doit parer à la chute de sa production, passée de 180 à 70 millions de tonnes entre 1989 et 2016, pointe Aleksander Sniegocki, du centre de recherche WiseEuropa. « La Pologne suit le même chemin que l’Europe de l’Ouest, avec vingt-cinq ans de retard. La baisse a longtemps été masquée par une diminution des exportations et des besoins de l’industrie lourde. Mais désormais, la production nationale peine aussi à répondre à la demande. »

Trop polluant, trop coûteux

Les Polonais sont les plus gros consommateurs de charbon en Europe. Quatre maisons sur cinq sont encore chauffées au poêle à charbon, très polluant. Les mines, qui manquent de main-d’œuvre, n’arrivent plus à fournir… Le syndicat des mineurs a alerté le gouvernement sur cette « situation dramatique », fin septembre.

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