Sept États membres en retard sur leur stratégie énergie et climat

Miguel Arias Canete

Les 28 avaient jusqu’à fin décembre pour déposer auprès de l’exécutif européen leur plan énergie climat 2050.  La Bulgarie, la République tchèque, Chypre, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg et l’Espagne ont raté le coche.

Les 28 membres de l’UE avaient jusqu’au 31 décembre 2018 pour remettre leurs plans à l’exécutif européen afin que leur stratégie soit vérifiée par rapport aux nouvelles lois de l’UE sur les énergies propres, qui comprennent l’efficacité énergétique le déploiement des énergies renouvelables.

Des sources ont néanmoins révélé que la Bulgarie, la République tchèque, Chypre, la Grèce, la Hongrie, le Luxembourg et l’Espagne n’avaient pas encore rendu leurs devoirs.

La Commission doit se penchera sur chaque détail des stratégies afin de formuler des recommandations d’ici à juin.

Les États membres ont reçu un modèle de plan national pour l’énergie et le climat afin d’harmoniser le processus, mais parmi les plans qui ont été soumis à temps, de nombreux textes ne contiennent pas les informations requises.

En plus des plans absents, l’Allemagne fait partie de ceux qui ont présenté un projet incomplet, selon les médias allemands qui ont pu consulter une copie du projet de 140 pages de Berlin, qui ne serait que « provisoire ».

Le projet de l’Autriche a également été critiqué par le groupe d’experts interministériel du gouvernement, qui a conclu que les mesures proposées n’étaient pas suffisantes pour atteindre les objectifs fixés.

La Grèce et la République tchèque étaient censées présenter leurs plans à temps, étant donné qu’ils sont déjà disponibles sur les sites Web des deux gouvernements.

De manière générale, les plans qui ont déjà été soumis ont déjà été évalués en grande partie par les groupes environnementaux comme étant davantage des exercices de rapport que des stratégies cohérentes.

Des responsables européens, dont le chef de l’Union de l’énergie, Maroš Šefčovič, ont appelé à plusieurs reprises les États membres à « faire leurs devoirs » tout au long de l’année 2018, mais le message n’était manifestement pas assez fort pour convaincre les 28 pays de respecter leurs engagements.

L’objectif contraignant de référence est d’atteindre 80 % de réduction des émissions d’ici à 2050, mais une récente stratégie à long terme publiée par la Commission pourrait porter cet objectif entre 90 et 100 % si elle est adoptée.

La Commission propose un objectif zéro émission de CO2 en 2050

La Commission européenne dévoile le 28 novembre son plan très attendu pour « une Europe zéro émission ». Les capitales européennes n’y sont pas toutes favorables.

Les groupes environnementaux s’inquiètent du fait que certains États membres ont soumis ou soumettront des plans qui ne sont conformes qu’à la trajectoire des 80 %, plutôt qu’à la « neutralité carbone » qui est au cœur du projet de l’exécutif européen.

Les États membres devront également présenter leurs propres stratégies à long terme d’ici le 1er janvier 2020, afin de contribuer aux engagements pris par l’UE dans le cadre de l’Accord de Paris.

La vision de la Commission pour 2050 comprend un certain nombre de scénarios différents et les travaux devraient progresser au cours du premier semestre de cette année pour déterminer lequel d’entre eux devrait être adopté. Le premier jalon important sera le sommet de Sibiu en mai prochain.

Certains craignent toutefois que les États membres refusent de mettre à jour leurs plans pour tenir compte de tout changement dans les engagements globaux de l’UE en matière de climat, ce qui conduirait à une mosaïque de plans nationaux et à une division claire entre les pays progressistes et les pays moins enclins à agir pour le climat.

S’y ajoutent les pressions exercées par plusieurs États membres et le Parlement européen pour actualiser l’objectif global de réduction de l’UE à l’horizon 2030, actuellement fixé à 40 %, à 55 %.

Miguel Arias Cañete, commissaire européen chargé du climat, doit se rendre dans plusieurs États membres, dont la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne et la Pologne, pour discuter de la question de 2050 et des plans nationaux cette année.

Les principales décisions sur la stratégie à long terme seront prises par le Conseil de l’UE, mais le Parlement européen, par l’intermédiaire de sa commission de l’environnement, aura son mot à dire.

Les travaux se poursuivent sur une question orale et une proposition de résolution, en vue de la tenue d’un débat et d’un vote lors de la session plénière de mars à Strasbourg.

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