Trump assure que les États-Unis pourraient rester dans l’accord de Paris

[Gino Santa Maria/Shutterstock]

Changement de cap : Donald Trump assure que son pays pourrait rejoindre l’accord climatique international sous des conditions moins contraignantes.

Le président américain se soucierait-il finalement de l’environnement ? Il dit aujourd’hui n’avoir de doutes sur l’accord de Paris que parce que les négociations n’ont pas été bien menées de la part de Washington.

Lors d’une conférence de presse avec la Première ministre norvégienne, Erna Solberg, Donald Trump a assuré que l’accord de Paris, signé en 2015, « traite les États-Unis très injustement ». Selon lui, les négociateurs ont « comme d’habitude, conclu un mauvais accord ».

Après avoir dirigé des critiques véhémentes contre l’accord durant sa campagne et le début de sa présidence, il affirme aujourd’hui être en faveur d’un accord climatique, à condition qu’il soit moins « mauvais ». Les États-Unis « pourraient donc envisager de s’y réattacher ».

Le président américain a également assuré beaucoup se soucier de l’environnement et a indiqué que « l’EPA [Agence de protection de l’environnement] et ses commissaires [étaient] très puissants, parce qu’ils veulent un air et une eau purs ».

En juin dernier, Donald Trump avait annoncé que Washington se retirerait de l’accord climatique. Son prédécesseur, Barack Obama, avait fait du pays le champion de la lutte contre le changement climatique, et la volte-face de Donald Trump le privait donc de son rôle de leader et pionnier.

L'UE dénonce «l'abdication» de Trump sur le climat

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a dénoncé « l’abdication » de Donald Trump dans la lutte contre le changement climatique après sa décision de quitter l’accord de Paris, devant un Parlement européen déterminé à poursuivre l’engagement de l’UE.

Juridiquement parlant, se retirer de l’accord n’est cependant pas si facile, et les États-Unis ne pourraient certainement pas s’en soustraire avant le 4 novembre 2020, au plus tôt. Ce n’est cependant pas nécessairement une bonne nouvelle : certains pays craignent en effet que Washington, incapable de se retirer de l’accord, ne fasse tout son possible pour l’affaiblir.

L’administration Trump a fait plusieurs références à la possibilité de modifier l’accord, afin de le rendre moins contraignant. En septembre, la Chine, l’UE et le Canada ont cependant décidé que l’accord ne serait pas changé.

Entre temps, l’UE s’est arrangée pour se trouver en tête du peloton, devenant ainsi le leader de la lutte contre le changement climatique. Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, et Miguel Arias Cañete ont également repris à leur compte la version détournée du slogan de campagne de Donald Trump, assurant vouloir « make the planet great again ».

Le camp pro-climat américain se mobilise face à Trump

Après l’annonce du retrait des États-Unis de l’accord de Paris, les rangs des Américains décidés à redoubler d’efforts pour limiter le réchauffement ne cessent de grossir, et certains estiment que l’Amérique pourrait même dépasser ses objectifs en matière de clima

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