Un réseau d’alumni investi pour la planète

Pour toucher un maximum d’anciens étudiants, Alumni for the planet travaille en étroite collaboration avec une quarantaine d’associations d’alumni. [Waraporn Wattanakul_SHUTTERSTOCK]

Tout le monde a intérêt à s’engager pour l’environnement, le monde de l’entreprise également. C’est à partir de ce constat qu’a été monté le nouveau collectif de diplômés engagés pour le climat, « Alumni for the planet ».

Qui dit que le réseautage ne sert que les intérêts particuliers ? Ce jeudi (12 novembre) a été lancé un collectif singulier. Contrairement aux nombreuses associations d’alumni à travers la France, le réseau intitulé « Alumni for the Planet » ne réunit pas les anciens étudiants – en latin « alumni » – d’une même école, mais les diplômés de l’enseignement supérieur animés par une même volonté : la lutte contre le réchauffement climatique.

« La transition écologique doit mobiliser tout le monde, et le monde de l’entreprise tout particulièrement. De nombreux alumni se trouvent à des postes de responsabilités. C’est sur ce postulat de départ qu’ “Alumni for the planet” a été lancé », explique Michel Salem-Sermanet, l’un des vingt membres fondateurs du collectif, lors d’un entretien pour Euractiv France.

Réseauter pour le climat

Pour toucher un maximum d’anciens étudiants, « Alumni for the planet » travaille en étroite collaboration avec une quarantaine d’associations d’alumni. Le but : viser des diplômés sensibles aux questions environnementales et les aider à agir pour la planète. « Notre collectif permettra de mettre en contact des employés d’une même entreprise, ou travaillant dans la même ville. Ils pourront ainsi lancer des actions concrètes pour favoriser la transition écologique », indique cet ancien étudiant de l’école polytechnique.

Sur son site web, « Alumni for the planet » donne accès à de nombreux renseignements sur les enjeux climatiques actuels. Des exemples de bonnes pratiques sont mis à disposition des diplômés : végétaliser les villes, mettre en place des composts partagés, réduire sa consommation énergétique, financer des mobilités douces, calculer l’empreinte carbone de son entreprise, etc.

Ces initiatives, à mettre en place chez soi, dans sa ville et surtout sur son lieu de travail, font partie des engagements qu’ont pris les 175 alumni signataires ce jeudi (12 novembre) lors du lancement du collectif. Aux côtés de ténors de l’environnement – comme la climatologue et co-présidente du Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) Valérie Masson-Delmote, et le photographe Yann Arthus Bertrand -, Michel Salem-Sermanet a souligné vouloir faire d’ »Alumni for the planet » un réseau ambitieux « de plusieurs centaines de milliers de personnes, pourquoi pas d’envergure internationale ».

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Les grandes firmes encore très polluantes

Après les citoyens – avec la Convention citoyenne pour le climat –, c’est désormais au tour des entreprises de se pencher sur le réchauffement planétaire. Car le temps presse : la France s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050. Or, les grandes entreprises présentent un bilan environnemental désastreux. Selon le récent rapport « Véritable bilan du CAC 40 », publié le 5 novembre dernier par l’Observatoire des multinationales, les quarante entreprises françaises les plus importantes « ont émis directement et indirectement environ 1,6 milliards de tonnes de CO2 dans l’atmosphère en 2019 ». En comparaison, cela représente 5 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, soit l’équivalent des émissions de GES d’un pays comme la Russie.

Toutes les firmes ne se valent pas en matière d’impact environnemental. Pour autant ce sont bien « l’ensemble des entreprises » qui, à leur échelle « doivent s’engager sur le chemin de la transition verte », affirme Michel Salem-Sermanet. Que ce soit de manière volontaire, comme c’est le cas au sein du collectif « Alumni for the planet », ou forcée.

S’il reconnaît que des « contraintes extérieurs » seront certainement nécessaires pour faire bouger les firmes les plus récalcitrantes à la transition verte, cet ancien élève de l’école polytechnique, aujourd’hui engagé sur les questions énergétiques, reste optimiste : « Les prises de conscience s’accélèrent, c’est indéniable. Tout le monde a intérêt à s’engager pour l’environnement. Les entreprises également. »

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