Voici à quoi ressemble Tchernobyl après les incendies ravageurs

Une forêt brûlée à Tchernobyl. [Suhtterstock/Elena Sherengovskaya]

Un gigantesque feu de forêt s’est déclaré le 4 avril dernier dans la zone d’exclusion entourant la centrale nucléaire de Tchernobyl, où s’est produit en 1986 le pire accident nucléaire de l’histoire. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Le monde entier a les yeux rivés sur la pandémie de coronavirus. Pendant ce temps, une autre catastrophe a vu le jour le 4 avril dernier à Tchernobyl, ville ukrainienne où s’est déroulé en 1986 le pire accident nucléaire de l’histoire.

Pendant plus de dix jours, un gigantesque incendie s’est propagé dans la zone d’exclusion de la ville, « le pire incendie jamais observé dans la région », selon Greenpeace.

Pas moins de 20 000 hectares de forêts ont brûlé ces deux dernières semaines. Un événement qui a de quoi raviver de nombreuses inquiétudes, d’autant que plusieurs foyers de ces incendies concernent des secteurs très contaminés par les retombées radioactives liées à la fusion du réacteur n° 4 de la centrale en 1986.

Ces feux ont notamment provoqué un énorme nuage de fumée. À tel point que Kiev, la capitale ukrainienne, était vendredi 17 avril au premier rang des villes les plus polluées du monde.

Un nouveau sarcophage cofinancé par l’UE pour Tchernobyl

Le réacteur 4 de la centrale nucléaire ukrainienne de Tchernobyl a été couvert d’une nouvelle arche. Il s’agit de la plus grande structure mobile jamais construite par l’être humain. Un article d’Euroefe.

Le nuage ne s’est pas arrêté aux frontières

Ce nuage ne s’est pas arrêté aux frontières. Exactement comme lors de la catastrophe de 1986 finalement. Il a traversé toute l’Europe. Comme le montre cette vidéo de la dispersion des masses d’air, entre le 4 et le 20 avril. La modélisation a été réalisée par l’Institut français de radioprotection et de sûreté nucléaire. On y voit très bien que les vents ont poussé la fumée vers la France, épargnant toutefois le Luxembourg.

Selon les estimations de l’institut, ces masses d’air légèrement radioactives ont atteint le territoire français aux alentours du 7 avril et sont restées une semaine au-dessus du territoire français avant de s’évacuer vers l’Est.

Mais les niveaux de radioactivité observés en France seraient extrêmement faibles, assure l’institut. Bien en dessous de 1 μBq/m3 en césium 137, ils devraient être « insignifiants et sans conséquence sur la santé ».

À Kiev, les activités volumiques les plus élevées en césium 137 dans l’air ont été enregistrées pour la période du 9 au 11 avril 2020 avec une mesure à 470 micro becquerel/mètre cube (μBq/m3).

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