La Commission sanctionne le Cambodge pour non-respect des droits de l’homme

[Sébastien Bertrand/Flickr]

L’exécutif européen annonce dans un communiqué mercredi que Phnom Penh ne bénéficiera plus du système des préférences tarifaires généralisées de l’UE. Jusqu’ici, le Cambodge pouvait exporter des marchandises avec des frais de douane réduits. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

La Commission européenne a décidé mercredi 12 février de retirer une partie des préférences tarifaires accordées au Cambodge dans le cadre du régime commercial Tout sauf les armes (TSA) de l’UE. La raison : les violations graves et systématiques des principes relatifs aux droits de l’homme.

Si le Parlement européen et le Conseil des ministres de l’UE valident ces mesures, ces dernières prendront effet le 12 août 2020.

« L’Union européenne est déterminée à soutenir le développement économique et social du Cambodge au moyen des préférences commerciales. Toutefois, le respect des droits de l’homme n’est pas négociable », a estimé Phil Hogan, commissaire au commerce, dans un communiqué. « Nous reconnaissons les progrès accomplis par le Cambodge, mais de graves préoccupations subsistent. Notre objectif est d’inciter les autorités cambodgiennes à cesser toute violation des droits de l’homme. Nous continuerons de coopérer avec elles pour y parvenir. »

Un milliard d’euros en jeu

L’UE est l’un des plus grands partenaires commerciaux du Cambodge, représentant 45 % des exportations cambodgiennes en 2018. Les exportations en provenance du Cambodge ont atteint 5,4 milliards d’euros en 2018, dont 95,7 % sont entrées dans le marché unique sous ces préférences tarifaires.

Lire la suite sur Ouest-France

L'UE va renforcer les sanctions commerciales alors que la paralysie de l'OMC s'installe

Alors que le système de règlement des différends commerciaux devrait être paralysé à partir de ce mardi, l’Europe proposera dans les prochains jours des moyens de renforcer son arsenal de sanctions contre les pays qui adoptent des mesures commerciales illégales.

Subscribe to our newsletters

Subscribe

Envie de savoir ce qu'il se passe ailleurs en Europe? Souscrivez maintenant à The Capitals.