L’Écosse intime Londres de protéger son whisky

Édimbourg s'inquiète pour son whisky. [Africa Studio/Shutterstock]

Dans une lettre au gouvernement britannique, le ministre de l’Économie écossais demande à ce que l’actuelle réglementation européenne, qui protège le célèbre « scotch », soit transposée dans la loi après le Brexit. Un article de notre partenaire, La Tribune.

Édimbourg s’inquiète pour son whisky. Le ministre de l’Économie écossais, Keith Brown, a envoyé une lettre au ministre du Commerce extérieur britannique, Liam Fox, lui demandant d’inscrire une définition du whisky dans la loi britannique, rapporte The Independent.

Actuellement, le fameux « scotch » écossais, qui contribue à hauteur de 5 milliards de livres (5,6 milliards d’euros) à l’économie britannique, est protégé des contrefaçons et autres produits de moindre qualité par une définition précise, inscrite dans la réglementation européenne. Or, lorsque le Royaume-Uni quittera l’UE en 2019, ces dispositions ne s’appliqueront plus au Nord de la Manche.

« Je demande à ce que la réglementation actuelle de l’Union européenne soit garantie après le Brexit », a sommé le ministre écossais dans sa missive, selon le quotidien britannique.

Le whisky écossais menacé par le traité transatlantique ?

Cette démarche de Keith Brown intervient seulement quelques jours après la visite du ministre du Commerce extérieur britannique aux États-Unis, afin de discuter de l’avenir des échanges entre les deux pays. L’Écossais a demandé des « clarifications », cherchant à savoir si la question du whisky avait été abordée.

La crainte du côté d’Édimbourg est que la réglementation sur le whisky soit revue à la baisse dans le futur partenariat transatlantique, avec la signature du TTIP. Les Américains auraient déjà plaidé pour une ouverture du marché du scotch à des produits ne répondant pas aux standards actuels.

Selon la Scotch Whisky Association (SWA), chargée de défendre les intérêts des producteurs de whisky écossais, environ 40.000 Britanniques travaillent dans cette industrie à travers le pays, pour une contribution nette au commerce extérieur avoisinant les 3,7 milliards de livres (4,1 milliards d’euros).

« Le gouvernement britannique a de très bonnes relations avec la SWA et travaille étroitement avec l’industrie dans le but de conclure le meilleur accord pour l’ensemble du Royaume-Uni », a déclaré un porte-parole du gouvernement, d’après The Independent.

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