Les entreprises françaises mises à mal par les sanctions américaines contre l’Iran

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En février, Bpifrance avait indiqué avoir pris des dispositions pour accompagner les entreprises françaises en cas de nouvelles sanctions américaines, alors que les exportations françaises vers l’Iran atteignaient près de 1,5 milliard d’euros. Un article de notre partenaire La Tribune

Après l’annonce de Donald Trump sur la sortie de l’accord sur le nucléaire iranien, le département du Trésor américain a annoncé que les États-Unis allaient rétablir une large palette de sanctions concernant l’Iran à l’issue de périodes transitoires de 90 à 180 jours.

L’UE proroge d’un an ses sanctions contre l’Iran

Les États membres ont décidé de prolonger jusqu’au 13 avril 2019 les sanctions imposées à l’Iran depuis 2011, en raison de « graves violations des droits de l’Homme » dans le pays. Un article de notre partenaire, Euroefe.

Le cas des constructeurs automobiles français

Leaders historiques en Iran, les constructeurs automobiles français PSA et Renault figurent parmi les entreprises les plus exposées à l’économie iranienne avec les secteurs du pétrole et de l’aéronautique. Les deux groupes automobiles avaient rapidement signé des accords de production dès 2016 pour revenir en Iran, une fois les dernières sanctions levées, et leur stratégie prévoit toujours une montée en régime de leurs activités sur place.

« Comme l’ensemble des acteurs économiques, nous suivons l’évolution de ce sujet, y compris la position officielle de l’Union européenne sur ce dossier, que nous espérons singulière », a dit mercredi à Reuters un porte-parole de PSA.

« Le groupe PSA rappelle que ses activités automobiles sont totalement conformes à la réglementation internationale », a-t-il ajouté.

Renault n’était pas pour sa part en mesure de faire un commentaire dans l’immédiat.

Iran: « La pire des erreurs serait de s'inscrire dans la logique de Trump »

L’Iran connaît une vague de manifestations inédites depuis 2009. L’UE doit cependant maintenir son soutien à Rohani, qui demeure la meilleure chance de démocratiser le pays, selon  Didier Billion, directeur adjoint de l’IRIS.

Un marché iranien historique pour PSA et Renault

Renault, dont l’Iran est devenu le 8e marché mondial, a signé quant à lui en juillet 2017 un nouvel accord pour produire 150.000 véhicules supplémentaires au sein d’une coentreprise, qui doit s’ajouter aux capacités existantes de 200.000 unités dans le pays.

Le groupe au losange a vendu 162.079 véhicules en Iran en 2017 et vise plus de 250.000 ventes à la fin du plan stratégique « Drive the future », vers 2023.

Dans le cadre de son internationalisation, PSA voit un fort potentiel dans le marché automobile iranien. Le groupe a vendu sur place 444.600 véhicules l’an dernier sur un marché qui pourrait, selon Business France, tripler de taille d’ici 2030 à trois millions d’unités par an, dépassant ainsi le marché français.

Les deux constructeurs poursuivent la montée en puissance sur place, avec chez PSA le lancement prochain de la fabrication locale de la nouvelle C3 et chez Renault un accord sur une troisième usine en cours de finalisation.

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