Présidence de l’OMC : l’UE soutient la candidate nigériane Ngozi Okonjo-Iweala

Ngozi Okonjo-Iweala, candidate au poste de directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). [EPA-EFE/MARTIAL TREZZINI]

L’Union européenne a décidé de soutenir la candidate nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères de son pays, dans la course à la présidence de l’OMC. Un article d’Euractiv Italie.

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) dévoilera le nom de son nouveau directeur général le mois prochain. Selon certaines sources, l’UE devrait annoncer publiquement son soutien à l’économiste Ngozi Okonjo-Iweala, âgée de 66 ans.

Elle a été la première femme ministre des Finances du Nigeria et a également effectué une longue carrière au sein de la Banque mondiale en tant qu’économiste du développement.

Elle apparaît comme la favorite dans la course à la succession du Brésilien Roberto Azevedo à la tête de l’OMC. Elle deviendrait ainsi la première femme à diriger l’institution et la première directrice générale africaine.

L’Europe envisage de proposer un candidat unique au poste de directeur de l’OMC

La plupart des États membres sont favorables à l’idée de présenter un seul candidat pour succéder au chef de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevedo. Le commissaire européen au commerce, Phil Hogan, a manifesté son intérêt pour le poste.

Alors qu’aucun candidat européen de premier plan ne s’est présenté, certains des 27 États membres de l’UE avaient apporté leur soutien à la ministre sud-coréenne du Commerce, Yoo Myung-hee, l’autre aspirante encore en lice.

Une première réunion, qui a eu lieu lundi 26 octobre, n’a pas permis de parvenir à un consensus, mais les représentants des États membres se sont réunis une nouvelle fois et ont accepté de soutenir Ngozi Okonjo-Iweala.

Une source européenne a déclaré que sept États membres avaient demandé que leur préférence pour Yoo Myung-hee soit stipulée dans la déclaration finale, mais un autre a fait valoir que soutenir Ngozi Okonjo-Iweala constituait « un signal clair pour l’Afrique et un signe de confiance mutuelle ».

La procédure de consultation de l’OMC prendra fin mardi 3 novembre et le nouveau dirigeant devrait être nommé durant ce même mois.

Si Ngozi Okonjo-Iweala accède à la présidence, elle rejoindra les rangs de l’OMC à un moment difficile, car le monde est à la fois confronté à une profonde récession due au coronavirus et à une crise de confiance dans le libre-échange et la mondialisation.

Les principales économies mondiales – les États-Unis et la Chine – se livrent une guerre commerciale acharnée et l’UE verra la Grande-Bretagne, membre du G7, quitter son marché unique à la fin de l’année.

Le président américain Donald Trump est confronté à une rude bataille pour sa réélection au début du mois prochain, mais sous sa houlette, les relations de Washington avec l’OMC ont été malmenées.

Son administration a fait appel d’une décision de l’OMC qui a jugé illégitimes les droits américains imposés sur des centaines de milliards de dollars de produits chinois.

L'UE va renforcer les sanctions commerciales alors que la paralysie de l'OMC s'installe

Alors que le système de règlement des différends commerciaux devrait être paralysé à partir de ce mardi, l’Europe proposera dans les prochains jours des moyens de renforcer son arsenal de sanctions contre les pays qui adoptent des mesures commerciales illégales.

En principe, l’organe d’appel de l’OMC dispose de trois mois pour statuer sur les appels interjetés.

Mais ce processus est suspendu depuis que l’organe d’appel de l’OMC a cessé de fonctionner en décembre dernier, parce que les États-Unis ont systématiquement bloqué la nomination de tous les nouveaux juges au sein de l’organe d’appel.

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