Taxation des multinationales à 21% : une « solution élégante » pour Thierry Breton

"Je trouve que c'est une proposition intéressante qui a été mise sur la table. On la pousse pour avoir une harmonisation fiscale. Non seulement au niveau européen, mais au niveau mondial", a déclaré Thierry Breton lors d'un entretien sur BFMTV. [OLIVIER HOSLET / POOL]

Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton a salué dimanche la proposition américaine d’instaurer un taux minimum d’imposition pour les entreprises à hauteur de 21%, quel que soit le pays dans lequel les bénéfices sont réalisés.

« Je trouve que c’est une proposition intéressante qui a été mise sur la table. On la pousse pour avoir une harmonisation fiscale. Non seulement au niveau européen, mais au niveau mondial », a-t-il déclaré lors d’un entretien sur BFMTV.

Selon lui, « ce sera peut être une solution élégante » pour « sortir par le haut » après l’échec des négociations à l’OCDE sur la taxe dite « Gafa » (acronyme désignant les groupes Google, Amazon, Facebook et Apple), finalement adoptée en juillet 2019 par la France pour taxer le chiffre d’affaires des géants du numérique.

« Le taux de 21%, je trouve que c’est très bien, on ne va pas être choqués en ce qui nous concerne », a répondu le commissaire européen et ex-ministre français de l’Économie et des Finances.

La France, dont le taux d’imposition des bénéfices des sociétés va jusqu’à 28% et doit être abaissé à 25% à l’horizon 2022, plaidait jusque-là à l’OCDE pour l’instauration d’un système de taxation international des multinationales, avec la mise en place d’un taux minimum global d’impôt sur les bénéfices de 12,5%, correspondant par exemple à celui en place en Irlande.

Google augmente les tarifs de sa publicité pour compenser la taxe "GAFA"

Dans un e-mail à destination des annonceurs français et espagnols la semaine dernière, Google a annoncé augmenter les tarifs de la publicité sur sa plateforme de 3% à partir de mai, pour répercuter la taxe dit « GAFA« .

« Nous sommes bien sûr ouverts à une augmentation de ce chiffre », avait affirmé début avril Bruno le Maire dans un entretien à la chaîne Bloomberg TV, au lendemain des déclarations de la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen.

Celle-ci avait indiqué que les États-Unis travaillaient « avec les pays du G20 pour s’entendre sur un taux minimal d’imposition sur les entreprises » et avait affirmé la volonté des États-Unis de voir aboutir une telle taxe harmonisée à l’échelle mondiale, au moment où l’administration Biden cherchait à relever les impôts sur les sociétés aux États-Unis pour financer un plan massif d’infrastructures.

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