Trudeau demande à l’UE d’appliquer provisoirement le CETA

EPA/ANGELO CARCONI

Le Premier ministre Justin Trudeau a demandé au président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker d’appliquer le plus tôt possible l’accord de libre-échange (CETA) entre le Canada et l’UE.

« Le premier ministre Trudeau a vivement recommandé que l’accord soit appliqué de manière provisoire le plus tôt possible afin que ses retombées puissent se concrétiser » pour tous les partenaires concernés, selon le compte-rendu de la conversation téléphonique entre les deux dirigeants.

Entrée en vigueur

Voté par les parlements canadien et européen, l’Accord économique et commercial global (AECG, ou CETA pour son acronyme anglais) pourrait entrer en vigueur prochainement même si tous les pays membres de l’Union européenne ne l’ont pas encore ratifié.

Trudeau et Juncker ont parlé des « prochaines étapes » pour cette mise en application du CETA.

Le CETA retardé par des tonnes de fromage

Les Canadiens s’inquiètent du déferlement de tonnes de fromages européen sur leur marché. Un nouvel accroc pour l’application de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Canada.

Lundi, un diplomate européen avait estimé sous couvert d’anonymat que l’entrée en vigueur de l’accord était « une question de semaines », avec des détails à régler comme par exemple la répartition des types de fromages dans le total du quota notifié à l’accord.

Justin Trudeau justifie une application provisoire rapide par « le rôle important que jouera l’AECG en augmentant les emplois, en renforçant les relations économiques et en favorisant de nouveaux débouchés » pour les entreprises des deux côtés de l’Atlantique.

Juncker et Trudeau partagent « le même enthousiasme pour l’AECG, un accord de libre-échange progressiste », selon le compte-rendu de leur conversation.

La justice joue les trouble-fêtes dans la politique commerciale de l’UE

L’Union européenne devra obtenir l’accord des parlements nationaux afin de finaliser un accord de libre-échange avec Singapour. La CJUE a rendu son verdict : l’accord « dans sa forme actuelle » ne peut pas être conclu par la Commission seule.