Trump sème le trouble sur le G20 avant même d’y arriver

[G20 Presidency]

Le président américain, Donald Trump, a annulé sa rencontre avec le président russe, Vladimir Poutine, en marge du G20. Il s’est aussi vanté des droits de douane imposés à la Chine avant une rencontre clé avec Xi Jinping.

Le sommet des dirigeants du G20, qui se tient les 30 novembre et 1er décembre à Buenos Aires, est sans aucun doute le rassemblement le plus délicat depuis que les nations les plus puissantes ont commencé à se retrouver en 2008.

En cause, Donald Trump qui continue de s’en prendre au système multilatéral, un consensus sur la lutte contre le changement climatique loin d’être atteint et le ralentissement dans la croissance économique mondiale.

Dans ce contexte instable, le président américain a empiré les choses avant même d’atterrir dans la capitale argentine. Il a annulé sa rencontre bilatérale avec Vladimir Poutine via Twitter sur la question des navires ukrainiens et de leurs marins capturés en mer d’Azov.

Il a également jeté de l’huile sur le feu en se vantant des droits de douane imposés à Pékin et en déclarant que ce n’était peut être que le début d’un long chemin.

« Je pense que nous sommes sur le point de faire quelque chose avec la Chine, mais je ne sais pas ce que je veux faire car ce que nous avons maintenant ce sont des milliards et des milliards de dollars qui entrent aux États-Unis sous la formes de droits de douane et de taxes. Donc je ne sais vraiment pas », a-t-il déclaré aux journalistes avant de partir en Argentine.

Le G20 se réunit à Buenos Aires sur fond d'état de siège

La tension monte à Buenos Aires, où se réunit le G20 vendredi et samedi. Le différend entre  États-Unis et  Chine risque d’achever les négociations commerciales multilatérales que l’UE tente désespérément de préserver.

Comme cela a été le cas lors du G20 à Hambourg, le libre échange et une politique ambitieuse sur le changement climatique étaient les sujets les plus controversés dans le texte final du sommet, selon des sources diplomatiques.

Le président argentin Mauricio Macri a appelé au dialogue et au consensus le 29 novembre alors que les dirigeants commençaient à arriver à Buenos Aires.

« Nous voulons trouver un accord pour montrer que nous avançons avec des mesures concrètes qui améliorent le bien-être de nos peuples », a-t-il déclaré.

Mauricio Macri s’est exprimé devant les journalistes après sa rencontre avec le président français Emmanuel Macron, le premier dirigeant du G20 qu’il a rencontré. L’Argentin l’a remercié de son « immense aide » pour trouver un accord sur le paquet d’aide financière avec le FMI.

Il a aussi exhorté le président français à donner un « coup de pouce final » aux négociations entre le Mercosur et l’UE pour trouver un accord commercial, puisque seules quelques pierres d’achoppement perdurent après deux décennies de négociations.

D’autres dirigeants n’ont pas eu la chance d’arriver aussi tôt qu’Emmanuel Macron à Buenos Aires. La chancelière allemande Angela Merkel a dû faire un atterrissage d’urgence à Cologne en raison d’un problème technique dans son avion. Elle loupera donc l’ouverture du sommet.

Le premier jour du sommet sera marqué par des manifestations, alors que des milliers de personnes descendent dans les rues du centre de Buenos Aires. Le risque d’émeutes, comme cela est arrivé à Hambourg l’année dernière, inquiète les autorités.

La ministre de la Sécurité, Patricia Bullrich, a dit espérer que les manifestations soient pacifiques, suite à sa prise de contact avec les organisateurs ces derniers jours. Elle a toutefois prévenu : « nous n’allons pas tolérer de violence, nous allons agir. »

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