UE-Mercosur : la France dit non, le Portugal insiste

Franck Riester, ministre délégué au commerce extérieur (gauche) et Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères (droite) [IAN LANGSDON/EPA]

Alors que la France continue d’émettre ses réserves pour l’accord commercial UE-Mercosur, le secrétaire d’État portugais à l’internationalisation, Eurico Brilhante Dias, en défend l’importance non seulement dans le domaine du commerce, mais aussi au niveau « géopolitique et géostratégique ».

« Si l’accord est possible, et signé par les parties, nous pensons que des avancées sont possibles, que des engagements supplémentaires, notamment en matière de durabilité, sont possibles », a-t-il déclaré lors d’une conférence numérique organisée par la présidence portugaise de l’UE mercredi (10 février).

Cette déclaration intervient alors que Franck Riester, ministre français du Commerce extérieur, a rappelé la semaine dernière que la France « ne transigera pas sur les exigences que nous avons posées le 18 septembre » portant sur la « déforestation« , « la mise en œuvre de l’accord de Paris » et « le respect des normes européennes sur les produits agro-alimentaires« .

Le ministre portugais a exhorté les pays de l’UE27 à écouter « sincèrement » le côté Mercosur et à comprendre quels principes et valeurs ils veulent défendre.

Plus important encore, « cet accord avec le Mercosur a une importance géopolitique et géostratégique qui va bien au-delà du domaine du commerce », a déclaré Eurico Brilhante Dias.

Par exemple, l’accord pourrait être important pour des pays comme le Chili, la Colombie ou le Pérou, qui ne font pas partie du Mercosur et qui ont « des liens étroits avec le Pacifique« . Cela, a-t-il soutenu, pourrait ouvrir la voie à des « alliances de nature orientale ».

[édité par Mathieu Pollet]

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