Thierry Breton veut que l’UE arrête de servir à réduire les prix pour le consommateur

EPA-EFE/OLIVIER HOSLET

Le commissaire au marché intérieur veut remettre l’entreprise au coeur de la stratégie de la Commission européenne.

Le ministre au marché Intérieur, Thierry Breton, s’est exprimé dans une longue interview au Figaro, le 3 mars. Il a notamment précisé sa position sur la politique industrielle de l’Europe.

« Jusqu’à ce jour, c’est plutôt le consommateur qui a été mis en avant. Tout en confortant ces acquis, il faut désormais aller plus loin. La politique industrielle de l’Europe ne peut être menée avec le seul but de réduire les prix pour le consommateur » a-t-il assuré, en annonçant la présentation d’une nouvelle stratégie industrielle pour le 10 mars prochain.

Le commissaire veut permettre l’apparition de leaders mondiaux, notamment, si on en croit son discours, en évitant la prolifération d’objets bon marché en provenance de lieux où les contraintes environnementales et sociales sont moins importantes.

Il a aussi insisté sur l’objectif de neutralité carbone, précisant que toutes les politiques de la Commission doivent s’inscrire dans ce cadre-là. Le commissaire veut aussi que les entreprises revoient la totalité de leur chaîne d’approvisionnement, de logistique, de fabrication en prenant en compte au même titre que le prix, l’empreinte carbone.

Il est aussi revenu sur ses marottes, à savoir les données, l’intelligence artificielle et la 5G.

En France, Bouygues Telecom souhaite attaquer les conditions d’attribution des fréquences. Le commissaire a répondu que les critères avaient été décidé au niveau européen.

« Chacun, Etat, opérateur de télécom, client devrait être conscient et éclairé sur ce qui peut caractériser un équipementier « 5 G » à hauts risques », a précisé le commissaire,  évoquant entre les lignes la candidature de Huawei que les Européens souhaitent écarter pour des raisons stratégiques.

Thierry Breton envisage des obligations sorties de la dette pour financer le Green Deal

Le commissaire français évoque des sources de financement non conventionnelles, auxquelles pourrait contribuer la BCE,  qui ne seraient pas considérées comme de la dette pour les Etats. Objectif : dégager 1000 milliards d’euros pour financer le Green deal.

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