Vers une guerre de la frite surgelée entre la Colombie et l’Europe?

Le marché de la frite congelée suscite un conflit entre la Colombie et plusieurs pays de l'Union européenne. [Lara604 / Flickr]

Bogota n’apprécie pas de voir son marché inondé de frites surgelées à prix cassés venues de trois pays européens et lance une enquête antidumping. La Belgique appelle l’UE à défendre sa frite. Un article de notre partenaire, Ouest-France.

Voilà une guerre imprévue… Le conflit autour de la frite surgelée entre la Colombie et trois pays européens (Belgique, Allemagne et Pays-Bas) a été déclenché le 1er novembre quand Bogota a annoncé que le pays allait enquêter sur ces pratiques. Le gouvernement colombien pourrait appliquer des droits de douane supplémentaires aux importations de ce produit.

Le site potatopro.com révélait sur son site vendredi 2 novembre que l’organisme officiel colombien du comité des pratiques commerciales avait recommandé de mettre en place des taxes « antidumping » sur les frites surgelées importées depuis l’Europe. Une décision validée par le gouvernement.

La vice-ministre du Commerce extérieur, Laura Valdivieso Jiménez, a justifié cette décision adoptée « après une recherche minutieuse prenant en compte différentes variables de marché (internes et externes) et les éventuels dommages causés à ce secteur », précise un communiqué. « Avec ce type de mesures de défense commerciale, on cherche à rétablir les conditions de la concurrence sur le marché et à corriger les distorsions sur le marché national », a déclaré le vice-ministre.

L’UE veut encore revoir ses règles antidumping

Alors que Donald Trump s’apprête à bloquer les importations d’acier chinois pour des raisons de sécurité nationale, l’UE s’embarque dans de nouvelles négociations sur les règles antidumping.

La Belgique demande de l’aide à la Commission

D’après le quotidien Le Soir, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, demande que le sujet soit évoqué lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres en charge du Commerce vendredi. Il espère ainsi obtenir une intervention de la Commission européenne sur le sujet.

L’exécutif européen suit la procédure colombienne d’anti-dumping de très près. « Nous avons offert soutien et accompagnement aux producteurs européens concernés, comme cela est d’usage lors de chaque enquête anti-dumping ouverte contre des produits européens », a fait savoir jeudi la Commission.

Bogota n’apprécie pas de voir son marché inondé de frites surgelées à prix cassés venues de trois pays européens et lance une enquête antidumping. La Belgique appelle l’Union européenne à défendre sa frite.

Voilà une guerre imprévue… Le conflit autour de la frite surgelée entre la Colombie et trois pays européens (Belgique, Allemagne et Pays-Bas) a été déclenché le 1er novembre quand Bogota a annoncé que le pays allait enquêter sur ces pratiques. Le gouvernement colombien pourrait appliquer des droits de douane supplémentaires aux importations de ce produit.

Le site potatopro.com révélait sur son site vendredi 2 novembre que l’organisme officiel colombien du comité des pratiques commerciales avait recommandé de mettre en place des taxes « antidumping » sur les frites surgelées importées depuis l’Europe. Une décision validée par le gouvernement.

La vice-ministre du Commerce extérieur, Laura Valdivieso Jiménez, a justifié cette décision adoptée « après une recherche minutieuse prenant en compte différentes variables de marché (internes et externes) et les éventuels dommages causés à ce secteur », précise un communiqué. « Avec ce type de mesures de défense commerciale, on cherche à rétablir les conditions de la concurrence sur le marché et à corriger les distorsions sur le marché national », a déclaré le vice-ministre.

La Belgique demande son aide à la Commission

D’après le quotidien Le Soir, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, demande que le sujet soit évoqué lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres en charge du Commerce vendredi. Il espère ainsi obtenir une intervention de la Commission européenne sur le sujet.

L’exécutif européen suit la procédure colombienne d’anti-dumping de très près. « Nous avons offert soutien et accompagnement aux producteurs européens concernés, comme cela est d’usage lors de chaque enquête anti-dumping ouverte contre des produits européens », a fait savoir jeudi la Commission.

L’accord commercial entre l’UE et la Colombie et le Pérou (aujourd’hui élargi à l’Équateur) avait pour but à l’origine d’ouvrir les marchés de ses parties et d’améliorer la stabilité des relations commerciales entre les partenaires. Il prévoit « une libéralisation progressive et réciproque au moyen d’une zone de libre-échange ambitieuse et équilibrée ».

Les eurodéputés s'arc-boutent contre le dumping

Cecilia Malmström, la commissaire au commerce, se rend à Strasbourg le 12 septembre pour trouver un accord avec le Parlement sur les nouvelles règles antidumping. Les eurodéputés semblent cependant bien décidés à rejeter la reconnaissance de facto de la Chine comme économie de marché.

L’accord de libre-échange en cause ?

Depuis la mise en place de l’accord de libre-échange en 2013, le marché serait inondé par les frites congelées importées selon les autorités colombiennes, ce qui aurait un fort impact sur les producteurs locaux de pommes de terre.

Selon le site spécialisé potatopro, la différence de prix serait en fait liée à une capacité de production beaucoup plus importante du côté des entreprises européennes. Avec la fin des barrières douanières en raison de l’accord, les producteurs européens ont cherché à conquérir le marché colombien.

« Il s’agit d’une décision historique », déclarait le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Andrés Valencia Pinzón, dans un communiqué le 1er novembre. « En conséquence, 74 % des importations de frites congelées, entrées dans le pays avec un prix bas lié au dumping, ne vont plus désormais affecter la production de l’agro-industrie nationale »

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