Les villes européennes tendent la main à l’université Soros de Budapest

Une manifestation pour la liberté de l'éducation dans le centre de Budapest, le 2 avril 2017. [Tamas Kovacs/ EPA]

Menacée de fermeture par le gouvernement hongrois, l’université de Budapest du millionnaire George Soros a reçu un certain nombre d’offres d’autres États européens prêts à accueillir ses facultés.

L’Université d’Europe centrale (CEU), fondée en 1991 par George Soros, est menacée par une loi ciblant les universités non-européennes. Élaborée par le gouvernement hongrois, la loi a été votépar le Parlement hongrois le 4 mars.

Pourtant, des milliers de manifestants étaient descendus dans les rues de Budapest ce week-end pour soutenir la CEU et l’institution a déjà reçu de nombreuses offres d’autres pays européens, prêts à accueillir son siège si le pire des scénarios venait à se réaliser.

Le 29 mars, le maire de Vilnius avait annoncé sur les réseaux sociaux que la capitale lituanienne serait ravie d’accueillir la CEU si elle était forcée à quitter la Hongrie.

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L’Autriche a également offert d’accueillir l’université. Le recteur de l’université de Klagenfurt, Oliver Vitouch, a déclaré au journal autrichien Der Standard que « si l’université ne pouvait pas rester à Budapest, elle devra trouver refuge ailleurs ». Il a ajouté que la CEU pourrait très bien s’intégrer dans des villes comme Vienne, Graz ou encore Klagenfurt et qu’elle pourrait garder son nom et son statut d’université privée.

Le projet de loi pourrait interdire à toutes les universités non européennes de délivrer des diplômes hongrois sans le consentement exprès du gouvernement. Elle pourrait également obliger l’institution en question à avoir un campus dans son pays d’origine, ce qui n’est pas le cas de la CEU.

La dirigeante du parti La nouvelle Autriche et le Forum libéral (NEOS), Beate Meinl-Reisinger, a également indiqué à Der Standard que la possibilité d’installer l’université dans la capitale autrichienne serait « une chance unique » et pourrait donner « une énorme impulsion » à la ville.

Elle a invité le maire de Vienne à suivre le dossier de prêt et a même envisagé dans quel quartier de la ville le campus pourrait être installé.

Le projet de loi du gouvernement hongrois a également été critiqué par le département d’État américain, qui a exprimé son « inquiétude » quant à la proposition et a enjoint à Budapest d’« éviter toute action législative qui compromettrait les activités ou l’indépendance de la CEU ».

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