La Suède « sur ses gardes » après que la Russie a promis des contre-mesures suite à son adhésion à l’OTAN

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« Il est de notoriété publique que la Russie n’apprécie pas que ni la Suède ni la Finlande ne deviennent membres de l’OTAN, mais c’est nous qui décidons de nos choix », a déclaré Ulf Kristersson. [Magnus Lejhall/EPA]

La Suède se dit prête à répondre aux menaces de contre-mesures annoncées par l’ambassade russe à Stockholm suite à l’annonce de son entrée imminente dans l’OTAN, a déclaré mardi (27 février) le Premier ministre suédois Ulf Kristersson.

Moscou n’a fait aucun commentaire officiel après le vote du parlement hongrois ratifiant la candidature de la Suède à l’OTAN lundi mais, mardi soir l’ambassade de Russie à Stockholm a fait une déclaration sur Telegram.

Elle a déclaré, entre autres, que la Russie prendrait des contre-mesures politique et militaro-technique afin de minimiser les menaces pesant sur sa sécurité nationale.

L’entrée de la Suède dans une alliance militaire hostile à la Russie aura des conséquences négatives sur la stabilité en Europe du Nord et autour de la mer Baltique, qui reste notre zone commune et ne deviendra jamais un « arrière-pays de l’OTAN », quelles que soient les déclarations moralisatrices des futurs « proches » de la Suède au sein de l’OTAN, peut-on lire dans le communiqué.

« La Russie prendra des contre-mesures de nature politique et militaro-technique pour minimiser les menaces qui pèsent sur sa sécurité nationale. Leur contenu concret dépendra des conditions et de l’ampleur de l’intégration de la Suède dans l’OTAN, y compris le déploiement éventuel de troupes, de munitions et d’armes de l’OTAN dans le pays », ajoute la déclaration.

Pour le Premier ministre suédois, cette réaction était « tout à fait prévisible ».

Grâce au feu vert hongrois, la Suède devient le 32e membre de l’OTAN

La Hongrie a donné son feu vert lundi (26 février) à l’adhésion de la Suède à l’OTAN, éliminant ainsi le dernier obstacle pour que la Suède devienne le 32e membre de l’alliance militaire.

« C’était également le cas lorsque la Finlande a rejoint l’OTAN », a-t-il déclaré mercredi.

En effet, lorsque la Finlande a rejoint l’alliance transatlantique en avril dernier, le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a déclaré aux chefs militaires russes que l’adhésion de la Finlande « créait le risque d’une expansion significative du conflit », tandis que le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a parlé d’un « empiètement sur la sécurité et les intérêts nationaux [de la Russie] ».

« Il est de notoriété publique que la Russie n’apprécie pas que ni la Suède ni la Finlande ne deviennent membres de l’OTAN, mais c’est nous qui décidons de nos choix », a déclaré M. Kristersson, ajoutant que « des cyberattaques et des tentatives d’influence ont déjà lieu ».

« Nous sommes sur nos gardes, nous sommes bien équipés et nous voyons ce qu’ils font », a-t-il ajouté.

Maintenant que le parlement hongrois a ratifié la candidature de la Suède à l’OTAN, il ne reste plus qu’au président hongrois qu’à signer le protocole, mais on ne sait pas exactement quand cela se produira.

« Seule la Hongrie connaît le rythme exact du processus, et elle vient de changer de président. Seule la Hongrie connaît donc les dates exactes », a déclaré M. Kristersson, qui s’est dit «confiant » que la signature aurait lieu bientôt.

Suite à la démission de l’ancienne présidente hongroise Katarina Novak, accusée d’avoir couvert un pédophile, le président du parlement, László Kövér, assure actuellement l’intérim.

Selon la constitution hongroise, il pourrait signer le protocole de l’OTAN, mais d’après les informations obtenues par Euractiv, ce sera probablement le nouveau président élu, Tamás Sulyok, qui prendra ses fonctions mardi prochain.

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