Le Danemark signe un accord de défense inédit avec les États-Unis

Mardi (19 décembre), la cheffe de file des sociaux-démocrates et Première ministre, Mette Frederiksen, a annoncé un accord de défense lors d’une conférence de presse avec le ministre libéral de la défense, Troels Lund Poulsen. [EPA-EFE/EMIL HELMS DENMARK OUT]

Le Danemark doit autoriser le stationnement de troupes américaines sur son sol, selon un accord annoncé par la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, qui marque un changement inédit dans la politique de défense danoise.

L’accord reflète à bien des égards la structure d’accords similaires signés par les pays voisins, à savoir la Norvège, la Suède et la Finlande.

Mardi (19 décembre), la cheffe de file des sociaux-démocrates et Première ministre, Mette Frederiksen, a annoncé un accord de défense lors d’une conférence de presse avec le ministre libéral de la défense, Troels Lund Poulsen.

« Nous vivons une époque violente où de nombreuses forces remettent en question notre démocratie et les règles du jeu démocratiques », a déclaré Mme Frederiksen pour justifier l’accord sans précédent avec les États-Unis.

L’accord représente un changement majeur dans la politique de défense danoise, a déclaré Mme Frederiksen, notant que l’armée américaine pourra être stationnée en permanence sur trois bases aériennes dans le pays.

Le Danemark renforce ainsi l’accès des États-Unis à l’Europe et à la mer Baltique et contribue à la défense collective de l’Europe par l’OTAN, dont le pays est membre depuis 1949.

Toutefois, le nombre de soldats qui sera déployé dans le pays n’est pas clair, Mme Frederiksen a en effet déclaré : « Nous n’avons pas encore décidé du nombre de soldats qui seront impliqués ».

Le changement de politique militaire du Danemark n’est toutefois pas la plus grande surprise, car ses voisins nordiques ont peu à peu fait de même.

Alors que la Suède a signé au début du mois un accord de coopération en matière de défense donnant aux États-Unis l’accès et l’autorisation d’utiliser certaines parties de 17 bases, installations et zones d’entraînement militaires suédoises, le dernier membre de l’OTAN et voisin de la Russie, la Finlande, a signé lundi (18 décembre) son propre accord avec les États-Unis, qui lui donne accès à 15 installations militaires.

Toutefois, le gouvernement de coalition danois a insisté sur le fait que l’accord ne modifiait pas la position du Danemark, qui a confirmé qu’il n’y aurait pas d’armes nucléaires sur son sol.

« Toutes les activités seront coordonnées avec la défense danoise et seront conformes à la loi », a déclaré M. Poulsen.

Bien que l’accord ne couvre pas le Groenland ni les îles Féroé, qui sont des parties largement autonomes du Danemark, il doit encore être approuvé par le parlement, ce qui, selon le gouvernement, pourrait prendre « un an ».

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