Le Premier ministre suédois Ulf Kristersson et le ministre des Affaires étrangères Tobias Billström étaient mercredi (6 mars) à Washington, où le pays doit officiellement devenir membre de l’OTAN dans les prochains jours.
Les deux hommes étaient à Washington mercredi pour participer à des réunions bilatérales avec l’administration américaine et à des entretiens avec des membres du Congrès, d’après un communiqué de presse du gouvernement.
Pour de nombreux experts, ce voyage indique que le gouvernement suédois est convaincu que la Hongrie lèvera son véto à Washington jeudi (7 mars), permettant ainsi à la Suède de devenir un membre à part entière de l’OTAN.
Mardi (5 mars), le président hongrois Tamás Sulyok a signé la demande d’adhésion de la Suède à l’OTAN, mettant fin à un blocage de près de deux ans suite à l’annonce par Stockholm de sa candidature auprès de l’OTAN.
La Hongrie est le dernier membre de l’OTAN à donner son feu vert à l’adhésion de la Suède. Elle avait bloqué toute avancée en guise de vengeance face aux allégations de violations de l’État de droit formulées par la Suède à l’encontre de Budapest.
L’exercice militaire bisannuel norvégien « Cold Response » — désormais appelé « Nordic Response » en raison de l’adhésion de la Finlande et de la Suède à l’OTAN — se déroulera du 3 au 14 mars dans le nord de la Norvège et impliquera plus de 20 000 soldats de treize pays alliés.
Le voyage à Washington a lieu le même jour que le survol de Stockholm par deux bombardiers américains. Les avions (un B-1B et un B-52) ont été escortés par deux chasseurs suédois Gripen pour rejoindre l’exercice de l’OTAN Nordic Response, selon le site internet des forces armées suédoises.
Selon l’armée suédoise, l’exercice était prévu « depuis longtemps » et il est courant que la Suède collabore avec d’autres pays dans le cadre d’exercices militaires.
Le processus d’intégration de la Suède dans les plans de défense et de dissuasion de l’OTAN commencera dès que la Suède deviendra membre de l’alliance militaire transatlantique, mais il pourrait s’écouler plusieurs années avant que la Suède ne soit pleinement intégrée.


